Dijon : des tests rapides à l'entrée des discothèques pour éviter une baisse de fréquentation

Des gérants de discothèques dijonnais proposent à leurs clients de se faire tester devant leurs établissements et d'obtenir leur pass sanitaire en quinze minutes. Ils espèrent ainsi pouvoir accueillir une clientèle non vaccinée.
A l'intérieur de ces tentes, la possibilité de se faire tester et d'obtenir un pass sanitaire pour rentrer en discothèque
A l'intérieur de ces tentes, la possibilité de se faire tester et d'obtenir un pass sanitaire pour rentrer en discothèque © Tiphaine Pfeiffer/France 3 Bourgogne

Le 9 juillet dernier, après un an et demi de fermeture, certaines discothèques dijonnaises ont rouvert leurs portes. Aujourd’hui pour y rentrer, les fêtards doivent se soumettre au pass sanitaire.

Pour les non vaccinés, le prix à payer pour poursuivre la soirée en boîte de nuit est donc de se faire tester. Pour ne pas refouler ceux qui se présenteraient sans le précieux sésame, des discothèques dijonnaises ont trouvé la solution : un centre de tests rapides destiné à leurs clients.

Avenue Garibaldi, à Dijon,  à partir de 22 heures et jusqu’à 3 heures du matin, les vendredis et samedis soirs, des tentes de dépistage s’installent.  A l’intérieur les tests antigéniques s'enchainent. Au bout de quinze minutes, les personnes négatives peuvent alors retrouver la piste de danse. 

Même si se faire tester en agace certains, mis en place depuis la semaine dernière, le dispositif en séduit plus d'un. "S'il n'y avait pas ces tests, notre soirée se serait finie et on aurait rien fait", confie un jeune homme, pas encore totalement vacciné, venu fêter un anniversaire avec ses amis. 
"C’est assez rapide, on n’a pas besoin de rendez-vous donc c’est pratique, en plus il n'y a pas beaucoup de monde donc c’est assez efficace" explique une jeune femme attendant un peu plus loin dans la file.  
 

Faire revenir la clientèle non vaccinée 

Ces tests rapides sont surtout un moyen pour les gérants de discothèques dijonnais de faire revenir leurs clientèle. 

On s'est rendu compte qu'on avait beaucoup de clients qui n'étaient pas vaccinés et qui n'avaient pas de passs sanitaire, donc ça faisait un gros potentiel de clients qu'on perdait tous les soirs.

Gilbert Febvay, propriétaire du Beverly et représentant des établissements de nuit à l'UMIH

Le week-end dernier près de 350 personnes ont été testées, autant de clients qui auraient été perdus s'il n'avaient pas pu se faire dépister sur place. 

Des tests toujours jugés nécessaires, Santé Publique France témoigne d'une forte hausse du nombre de cas pour les personnes ayant fréquenté un bar ou une discothèque, où les gestes barrières sont difficiles à maintenir. 

 

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