Dijon : des robots de plus en plus perfectionnés entrent au bloc

C'est l'institut Gustave-Roussy, à Paris, qui le premier s'est doté du robot chirurgical Da Vinci Xi en 2014. / © Clément Chaillou/MAXPPP
C'est l'institut Gustave-Roussy, à Paris, qui le premier s'est doté du robot chirurgical Da Vinci Xi en 2014. / © Clément Chaillou/MAXPPP

Le CHU de Dijon dispose de la dernière génération du robot chirurgical Da Vinci. Réservé aux opérations les plus délicates, cet équipement sera mis en service en décembre 2017. 

Par Maryline Barate


Le Da Vinci Xi permet de assister les chirurgiens dans des opérations complexes telles que la reconstruction d'un circuit urinaire de quelques millimètres de diamètre chez un nourrisson, l'ablation de la vessie ou de la prostate, l'ablation d'un sein suivie d'une reconstruction mammaire, la chirurgie cardiaque ou encore thoracique, etc... Autant d'interventions qui requièrent une très grande précision dans le geste. Cet outil sera utilisé en décembre pour la première fois au CHU de Dijon, qui disposait déjà d'une précédente version.


Haute-technologie au bloc

Le chirurgien est assis derrière sa console. A travers ses lunettes binoculaires, il voit la zone de l'intervention en trois dimensions. Il peut zoomer pour bien appréhender la situation. Grâce à des manettes, le praticien manipule quatre bras articulés dont les performances de précision et d'habileté sont supérieures à celles des mains des chirurgiens les plus chevronnés.  

Les patients sont également censés se rétablir plus rapidement après l'intervention. On leur promet moins de douleurs post-opération et un abaissement significatif du risque infectieux.


Un outil de 2 millions d'euros

Le robot Da Vinci Xi coûte 2 millions d'euros. Comme pour les précédentes versions, de nombreux CHU s'en dotent. C'est la biotech américaine Intuitive Surgical qui l'a créé et le commercialise depuis l'an 2000. Un vrai succès aux Etats-Unis et en Europe !


Selon le journal Les Échos, « en quinze ans, plus de 1,7 million de patients sont passés entre les mains mécaniques de ce cousin de Robocop [ndlr dans le monde]. » Le quotidien rappelle que des incidents interviennent parfois. « En France, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié une enquête indiquant qu' « une trentaine d'événements indésirables graves ont été constatés sur plus de 17.000 interventions réalisées avec le robot Da Vinci » dans 69 établissements. »

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