Jeux paralympiques : Léa Ferney doit se contenter de l'argent

La pongiste dijonnaise Léa Ferney s'est inclinée en finale du tournoi de tennis de table catégorie T11 aux Jeux paralympiques de Tokyo. Elle est la première Française vice-championne en para tennis de table adapté.

La surprise est à la hauteur de la performance pour Léa Ferney au tournoi de tennis de table catégorie T11 des Jeux paralympiques de Tokyo. La jeune pongiste française a remporté l'argent après sa défaite 3 sets à 1 face à la numéro 1 mondiale russe et championne du monde en titre Elena Prokofeva. "Je ne pensais pas faire une médaille, ça fait plaisir", a réagi timidement la benjamine de l'équipe de France paralympique. Cette médaille est d'autant plus significative, qu'elle est la première Française vice-championne en para tennis de table adapté.

Objectif Paris 2024

La Française atteinte d'une déficience chromosomique a réalisé une épopée incroyable au Japon. Issue des qualifications, elle a réussi à se hisser jusqu'en finale en battant notamment la championne paralympique en titre et numéro 2 mondiale l'Ukrainienne Natalya Kosmina en quart de finale. Elle avait validé son billet lors du tournoi de qualification paralympique en juin dernier.

Cette médaille récompense aussi tout le travail d'un club : le Dijon Tennis de Table. Plusieurs dizaines d'adhérents s'étaient d'ailleurs retrouvés dans les locaux du club à Dijon pour suivre la finale. Pour Yann Yvray, éducateur sportif au club, Léa Ferney a réalisé une performance au delà des attentes.

"Cette médaille d'argent, c'est plus que bien. Il n'y a aucun regret. Le plan de départ c'était Paris 2024. Avec sa qualification pour Tokyo au tournoi de qualification paralympique en juin dernier, elle avait déjà pris un coup d'avance."

Yann Yvray, éducateur sportif au Dijon Tennis de Table

Pour Jérôme Hardy, président du club, cette médaille d'argent est "une victoire collective". "Ça fait plusieurs années que le club met l'accent sur le développement des jeunes, sur les féminines, le handisport et l'intégration dans le quartier de la Fontaine d'Ouche, explique Jérôme Hardy. Léa (Ferney), c'est le symbôle de toutes les valeurs du club."

Un duo paralympique

Et malgré la défaite en finale, Yann Yvray préfère voir le positif. "Elle est super épanouie. Aujourd'hui, la marche était trop haute mais il y a un cap de franchi, elle est plus qu'à sa place avec cette médaille d'argent." Pour réaliser son rêve paralympique à Paris en 2024, l'étudiante en CAP hotellerie est bien accompagnée. En plus de son entraîneur Xu Gang, sur place avec elle à Tokyo, elle peut aussi compter sur Bruno Roux, entraîneur au club, Patrick Monneret, référent féminine au club, mais aussi sur un certain Sébastien Verdin, son préparateur physique et aussi membre de l'équipe de France de rugby fauteuil. "C'est la belle histoire de ces Jeux paralympiques, ils ont pris l'avion ensemble pour Tokyo", raconte Yann Yvray. 

Alors l'objectif est simple aux Jeux paralympiques de 2024. "Le but c'est que les deux (Léa Ferney et Sébastien Verdin) ramènent une médaille de Paris." 

 

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