Le conducteur arrêté pour la mort d'Enzo, 20 ans, jugé par le tribunal de Dijon

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Écrit par Gaël Simon
Le mis en cause avait été placé en liberté conditionnelle à la fin de l'enquête.
Le mis en cause avait été placé en liberté conditionnelle à la fin de l'enquête. © France 3 Bourgogne

Le tribunal correctionnel de Dijon (Côte-d'Or) juge ce mercredi 5 janvier le conducteur interpellé pour avoir causé la mort d'Enzo Sanchez, 20 ans, le 27 juin dernier. Le mis en cause est suspecté d'avoir roulé à une vitesse excessive et de ne pas avoir respecté un feu rouge au moment où il a percuté la voiture du jeune homme.

Le 27 juin 2021, le jeune Enzo Sanchez, 20 ans, était tué au volant de son véhicule, percuté par un chauffard à Dijon (Côte-d'Or). Le conducteur, arrêté pour homicide involontaire, sera jugé par le tribunal correctionnel de Dijon ce mercredi 5 janvier. Il est suspecté d’avoir roulé à une vitesse excessive le soir des faits et d’avoir grillé un feu rouge.

L’auteur présumé, âgé de 24 ans, est en liberté conditionnelle et arrivera donc libre à son procès. Il nie toujours ne pas avoir respecté la signalisation le 27 juin dernier. Le père de la victime, Nicolas Sanchez, espère que la vérité émergera grâce à l’audience. "On veut juste qu’il avoir les actes qui ont été les siens ce soir-là et reconnaissent simplement ses erreurs", nous confiait-il le 24 octobre dernier, lors de la marche blanche en hommage à Enzo.

Il encourt 5 ans de prison

Le conducteur mis en cause est poursuivi pour "homicide involontaire suite à une violation manifeste et délibérée d’obligation de prudence et de sécurité". Il risque 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Ce soir-là, il avait également fait 3 blessés, dont un grave, tous passagers du véhicule d’Enzo Sanchez.

La disparition du jeune homme de 20 ans avait suscité une émotion forte en juin dernier. Afin de dénoncer "les chauffards conscients de rouler vite et d’enfreindre le Code de la route", Nicolas Sanchez avait lancé une pétition en ligne, à l’adresse du ministre de la Justice, Éric Dupont-Moretti. Cette pétition demandait notamment à ne pas "fermer les yeux sur ce phénomène de société qui fait des ravages" et avait recueilli plus de 10 000 signatures.

Par ailleurs, une caméra de vidéo-protection a depuis été installée sur les lieux du drame, au croisement du boulevard Carnot et de la rue de Mirande. "Je souhaitais que cette caméra soit posée. C’est un outil qui permet de détecter, situer et vidéoverbaliser les incivilités routières […] J’avais eu l’occasion de recevoir le père et la grand-mère du jeune homme. C’est un drame qui a eu lieu ce jour-là", avait expliqué la première adjointe à la mairie de Dijon, Nathalie Koenders, au moment de l'installation de l'équipement en novembre.

En France métropolitaine, 2 756 personnes ont été tuées sur la route l'année dernière selon les chiffres du ministère de l'Intérieur publiés en octobre dernier.

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