Foot : pourquoi Metz - DFCO sera le match de la peur ?

Les joueurs du DFCO à l'entraînement jeudi matin 12 octobre / © FTV
Les joueurs du DFCO à l'entraînement jeudi matin 12 octobre / © FTV

Après sa belle prestation face au PSG, conclue par une défaite dans les derniers instants, le DFCO se déplace à Metz samedi 21 octobre 2017. Une rencontre bien plus importante dans la course au maintien. Explications.

Par Christophe Tarrisse

Après Mbappe et Neymar, le DFCO s'apprête à défier Nolan Roux et Emmanuel Riviere. Si les attaquants apparaissent moins réputés que ceux du club de la Capitale, la rencontre de ce samedi 21 octobre apparait bien plus capitale pour le club dijonnais. Car on parle ici de son championnat pour le maintien, d'une lutte entre clubs rivaux. A la vie, à la mort. Le défenseur Papy Djilobodji explique ainsi sur le site du club : "On sort d’un bon match contre Paris mais le plus important arrive avec ce match contre Metz. Contre Strasbourg qui était aussi un concurrent pour le maintien, on est passé à côté."

Rassérénés par leur solide prestation face aux stars parisiennes (1-2), le DFCO doit garder le même niveau de jeu (et d'envie) face à un concurrent direct. Mais, les Dijonnais restent sur 12 matches consécutifs sans victoire à l’extérieur en Ligue 1. Sa dernière victoire hors de ses bases en championnat remonte au 28 janvier dernier lors d’un déplacement à Lorient (2-3), une éternité...


La moins bonne défense face à la pire attaque...


Toujours privé de Yamberé, qui purge son dernier match de suspension, le DFCO devra montrer le même visage de solidité que face au PSG. Malgré les deux buts encaissés, la moins bonne défense du championnat a donné des garanties nouvelles avec un bloc très agressif et solidaire. D'autant, qu'après s'être frotté à la meilleure attaque, ils seront cette fois opposé à la moins bonne, seulement 4 buts inscrits en 9 matchs cette saison.

Avant de recevoir le 18e de Ligue 1, le FC Metz, lanterne rouge, a donc choisi la discrétion. Le staff a décidé d'instaurer le huis-clos pour les trois dernières séances d'entraînement de la semaine. La grogne monte chez les supporters lorrains qui après la défaite du week-end dernier à Saint-Etienne ont déployé une banderole "Scandaleux". Ils répondront tout de même présents samedi dans un stade qu'on annonce bien garni pour ce match de la peur.



Un entraîneur sur la sellette


La pression sera certainement très forte sur les épaules des Messins, derniers du championnat avec seulement 1 victoire à Angers. Dans leur stade de Saint-Symphorien, les Lorrains se sont toujours inclinés, Troyes, le PSG, Monaco et Guingamp s'y sont en effet imposés. La pression sera surtout sur les épaules de l'entraîneur, Philippe Hinschberger, sur un siège éjectable. En cas de contre-performance, le technicien pourrait se retrouver remercier, de quoi rajouter encore plus de pression. L'entraîneur a positivé en conférence de presse : "On est prêt à en découdre, à aller la bataille. On veut inverser la tendance. Bien malin qui sait ce qui va se passer dimanche matin"



Attention, toutefois, la Lorraine est souvent un chemin de croix pour les Dijonnais. En 15 confrontations, les Grenats se sont imposés à 9 reprises pour 3 nuls et 3 défaites. La saison passée, Dijon avait été battu (2-1). Un succès dijonnais samedi soir et Metz se retrouverait reléguer à 6 longueurs et plongerait en plein marasme, le milieu dijonnais, Jordan Marié, qui s'est confié sur le site du DFCO, en a bien conscience : "Metz est une équipe placée derrière nous et il faut qu’elle le reste."

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