Solidarité : une pizzeria de Côte-d'Or offre plus de 250 pizzas aux pompiers, gendarmes et personnels soignants

Contraint de fermer les portes de leur pizzeria, un couple de Saint-Julien (Côte-d'Or) a décidé de faire plaisir. Pour éviter de gaspiller les dernières denrées, ils ont préparé des pizzas qu'ils distribuent depuis plusieurs jours.

Amaury a livré une quarantaine de pizzas au personnel du CHU.
Amaury a livré une quarantaine de pizzas au personnel du CHU. © Christophe Gaillard / France Télévisions

La scène peut faire sourire. Quatre personnels du CHU de Dijon, vêtus de blouse blanche et masque chirurgical, avancent avec un brancard rempli... de pizzas.

Ce mercredi 13 janvier, peu avant le déjeuner, les personnels de l'hôpital de Dijon ont eu le plaisir de recevoir une quarantaine de pizzas offertes par Amaury et Chloé, du restaurant " Pizzaïolo " à Saint-Julien (Côte-d'Or), spécialisé dans la vente de pizza à emporter.

 

Le personnel du CHU de Dijon a réceptionné la livraison ce mercredi 13 janvier à l'heure du déjeuner.
Le personnel du CHU de Dijon a réceptionné la livraison ce mercredi 13 janvier à l'heure du déjeuner. © Christophe Gaillard / France Télévisions

 

Donner pour ne pas gaspiller 

Le couple n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il a déjà distribué près de deux cents pizzas depuis le lundi 11 janvier et la fermeture de leur pizzeria, couvre-feu à 18 heures oblige.

" On n’a pas de produits surgelés, on a que des produits frais et on fabrique la pâte nous-même, raconte Amaury Doux, le gérant de la pizzeria. On avait fait exprès de ne pas faire énormément de stock ces derniers temps, mais à l'annonce du couvre-feu, il nous restait de quoi faire une bonne semaine. C’était assez évident de faire des dons, dans tous les cas on n’aurait pas jeté la came [sic], la meilleure chose était de faire des pizzas puis de les offrir. "

Alors dès le lundi 11 janvier, Amaury et Chloé se sont remis au travail. Le lundi, ils offraient une soixantaine de pizzas à la gendarmerie Dijon-Joffre puis une quarantaine aux pompiers de Fontaine-Française. Le lendemain, ce sont les gendarmes d’Arc-sur-Thille qui se voyaient offrir 20 pizzas,  les gendarmes d’Is-sur-Thille qui en récupéraient une dizaine et la caserne du SDIS Dijon-Nord en recevait vingt.

 

Après les pompiers et les gendarmes, Amaury Doux est venu faire plaisir au personnel soignant.
Après les pompiers et les gendarmes, Amaury Doux est venu faire plaisir au personnel soignant. © Christophe Gaillard / France Télévisions

 

Une manière d'apporter leur soutien

Les gens étaient vraiment très contents, ils ont eu beaucoup d’aides et de dons pendant le premier confinement mais là ça faisait un petit moment qu’ils n’avaient pas été aidés de la sorte. Ils étaient très contents et surpris. On sent que cela les aide dans leur quotidien " commente Amaury, particulièrement fier de son initiative.

Par ces dons particuliers, le couple souhaitait également témoigner son soutien aux pompiers, gendarmes et soignants, mobilisés dans la lutte contre le coronavirus. 

" On avait un contact à la gendarmerie de Dijon et c’est nous qui avons pris les devants pour leur en offrir. On s’est tourné assez naturellement vers eux. En ce moment, les gendarmes et les pompiers travaillent de nuit, ils sortent de leur zone de confort par rapport à leur mission et travaillent après 18h ce qui n’est pas forcément leur travail à la base. "

Amaury tient à préciser : " On s’était posé la question d'en offrir aux Restos du cœur et ce genre d’associations, mais le ' problème ' c’est qu’il faut que cela soit consommé assez rapidement et dans ce genre d'associations, cela se fait en fonction des besoins des gens. "

" La pire chose qui pouvait nous arriver c'était que les horaires du couvre-feu soient avancés "

Compte-tenu de ses horaires (ouverture les soirs à partir de 17h), l'enseigne n'a eu d'autres choix de fermer ses portes. Le camion qui circule habituellement entre les communes de Fontaine-Française, Pontailler-sur-Saône, Vonges, Bressey-sur-Tille, et Beire-le-Châtel, est lui aussi à l'arrêt. 

Les trois salariés sont placés au chômage partiel." On n'a pas été énormément impactés par les confinements et les couvre-feu, en revanche la pire chose qui pouvait nous arriver c'était une avancée des horaires du couvre-feu " sourit Amaury Doux. 

Si le " pire " est arrivé, Amaury et Chloé gardent pour autant le sourire et espèrent pouvoir retrouver leurs fours au plus vite, en attendant ils ont décidé de faire plaisir.

 

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