Squatt de la rue des Ateliers à Dijon : le juge des référés accorde un délai

L'ex-hôtel de la rue des Ateliers, à Dijon, lors de la manifestation de soutien aux demandeurs d'asile en août 2017 / © FTV
L'ex-hôtel de la rue des Ateliers, à Dijon, lors de la manifestation de soutien aux demandeurs d'asile en août 2017 / © FTV

Les habitants de l'ancien hôtel de la rue des Ateliers à Dijon étaient sous la coupe d'une demande d'expulsion. Le tribunal des référés a tranché ce lundi 27 novembre, il accorde un délai de cinq mois aux habitants, soit jusqu'au 27 avril.

Par F.L.

Un délai accordé, une situation prise en compte
La société immobilière propriétaire de l'ancien hôtel de la rue des Ateliers à Dijon avaient déposé une demande d'expulsion. En effet, des migrants, expulsés d'un squatt rue de Reggio à Dijon en juillet, se sont installés au cours de l'été dans cet ancien hôtel.
Pour Paul Garrigues, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme à Dijon, et porte-parole du collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants, cette décision "du juge d'urgence" va permettre aux habitants de l'hôtel "de passer l'hiver, et espérons-le, de donner un délai pour les pouvoirs publics pour trouver une solution aux demandeurs d'asile."
Ce que Paul Garrigues relève, c'est aussi le fait "que les situations individuelles de grande précarité des habitants de l'hôtel aient été prises en compte".

Hébergements d'urgence en manque
Paul Garrigue note que cette décision, si elle est favorable, dans l'immédiat, n'enlève pas la préoccupation de fond : le manque d'hébergements d'urgence. Paul Garrigues commente "ce n'est pas spécifique à Dijon, et hélas, c'est pire dans les très grandes agglomérations comme Lyon ou Marseille".
Il commente aussi la tâche effectuée par le 115 sur Dijon (Samu Social) : "Ils font extrêmement bien leur travail, mais ne disposent pas de capacité extensible, malheureusement."

Prendre en compte l'humain, avant la situation administrative
Paul Garrigues souhaite aussi que "la situation administrative des demandeurs d'asile ne soit pas le point d'entrée de leur parcours, mais à l'inverse qu'on considère d'abord qu'il faut respecter leur condition."
Il évoque ainsi le cas des mineurs isolés, ne rentrant pas toujours dans les comptages, au regard de leur situation administrative particulière.

Derrière la LDH à Dijon, tout un collectif d'associations
Le collectif regroupe : Collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants ( ACAT Dijon / Action Catholique Ouvrière /AFRANE/ AGIRabcd 21/Amis de la Confédération Paysanne/ Amnesty International Dijon /Association des Paralysés de France/ ATTAC 21 / ATMF Dijon / CFDT 21 / CGT 21 / Club Unesco Dijon / CCFD Terre Solidaire / CLCV / CNT 21 /Confédération Paysanne/ CSF / Espace Autogéré des Tanneries / Euphorbe en Illabakan / FCPE / FSU 21 / LVN personnalistes et citoyens / Ligue des Droits de l’Homme / MAN /Mouvement de la Paix/ MRAP / Pastorale des Migrants / RESF 21 / SAF /SNES FSU/ SOS Refoulement / SOS racisme / Solidaires / Solidarité afghane /Sud santé sociaux/ UJFP / UNEF/ Tends la Main / Urgence Solidaire)

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