Vers une liquidation judiciaire du site Vallourec de Venarey-les-Laumes, plus de 50 emplois menacés

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Écrit par Auberi Verne .

Le placement en liquidation judiciaire de Vallourec Umbilicals, à Venarey-les-Laumes (Côte-d'Or), pourrait être annoncé jeudi 24 novembre. Plus de 50 emplois sont menacés.

La fermeture de l'usine fait désormais peu de doutes. Ce mercredi 23 novembre, le conseil d'administration et les actionnaires de l'entreprise se sont réunis pour décider du sort du site Vallourec Umbilicals de Venarey-les-Laumes, en Côte-d'Or. 

"On n'a pas beaucoup d'informations, mais a priori trois options s'offrent à nous : soit on est rachetés, soit un plan de sauvegarde de l'emploi est mis en place, soit la liquidation judiciaire est actée", explique François Drouillot, délégué syndical CFDT. "Mais c'est presque certain que ce sera la troisième option."

À noter que l'usine est détenue à 51% par Vallourec et à 49% par la Banque Publique d'Investissement (BPI). Tout l'enjeu reste de déterminer "si la BPI injectera un peu plus d'argent pour qu'on puisse partir avec un peu plus d'indemnités", selon Pierre Jessionesse, délégué syndical CGT. "C'est apparemment ce que Vallourec demande, d'après les remontées dont on dispose."

Une commande importante annulée, cinq mois d'activité dans l'année

Le placement en liquidation pourrait être motivée par l'annulation d'une grosse commande que devait traiter l'usine. Sans cela, les salariés ont été placés en activité partielle pendant une partie de l'année. "On a travaillé seulement cinq mois", souligne François Drouillot.

On s'attendait tous à la fermeture de l'usine tôt ou tard, mais on ne pensait pas l'apprendre comme ça au détour d'un couloir.

Pierre Jessionesse,

délégué syndical CGT à l'usine Vallourec Umbilicals de Venarey-les-Laumes

Pour rappel, un autre site de Vallourec situé quelques kilomètres plus loin, à Montbard, avait été racheté début juin par une holding allemande. Pour l'heure, impossible de savoir si l'usine de Venarey-les-Laumes pourrait subir le même sort... mais du côté des employés, on se dit peu optimiste. "On s'attendait tous à la fermeture de l'usine tôt ou tard, mais on ne pensait pas l'apprendre comme ça au détour d'un couloir", regrette Pierre Jessionesse. La décision définitive sera officiellement annoncée ce jeudi 24 novembre.

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