Besançon : quand les mesures antit-covid profitent aux petits commerces, la fréquentation du centre-ville en hausse

Les restrictions liées à la lutte contre le covid-19 ne sont pas toujours des mauvaises nouvelles pour tous les commerçants. Effet innatendu, depuis la fermeture des galeries marchandes, beaucoup de petits commerces du centre-ville de Besançon ont vu leur fréquentation augmenter.

Dans le centre-ville de Besançon, les passants sont nombreux ces jours derniers
Dans le centre-ville de Besançon, les passants sont nombreux ces jours derniers © Malick-Apolline Guillerot / France Télévisions

En attendant la prise de parole du Premier ministre, le vendredi 29 janvier, ils ne s’attendaient certainement pas à cela. Alors qu’un nouveau reconfinement était envisagé, une nouvelle qui aurait été dure à encaisser, les petits commerçants ont découvert que la principale mesure adoptée par le gouvernement contre l’arrivée des variants du covid sur le territoire français était la fermeture des galeries marchandes de plus de 20.000 mètres carrés. Depuis, du moins dans le centre-ville de Besançon, la fréquentation des petites boutiques est en augmentation.

Ludivine Roussey, vendeuse dans un magasin de vêtements vintage, l’a constaté : « J’ai vu beaucoup plus de gens cette semaine. Habituellement, c’est plus calme pendant les vacances ». Son chiffre d'affaires est même en augmentation. « J’ai fait un peu mieux que l’année dernière », annonce-t-elle, «Et surtout je vois des nouvelles personnes que je n’avais pas l’habitude de voir avant ».

Et elle n’est pas la seule à remarquer que depuis le début du mois, les promeneurs sont plus nombreux dans les rues du centre-ville. Serge Couesmes, président de l’Union des commerçants de Besançon le reconnaît : « ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu autant de monde ». Le représentant des commerçants y voit un « effet beau temps », mais pas seulement. « Il y a la fermeture des galeries marchandes », affirme-t-il. Un effet que les entreprises du centre ont tout de suite vu : « ça a été rapide, [début février], alors qu’il n’y avait pas l’effet beau temps ». Selon lui, le couvre-feu à 18 heures n’a pas vraiment pénalisé les magasins non-alimentaires, « pour peu que ces commerces ouvrent entre midi et deux ». Cependant, il ne préfère pas s’avancer sur un éventuel rattrapage des deux premiers confinements : « difficile à dire », d’autant plus que les résultats sont très contrastés d’un mois à l’autre, et d’un type de commerce à l’autre. Reste à croiser les doigts, pour que cette fréquentation se maintienne dans les prochains mois.

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