Besançon : des protestations après la mise en place d'un arrêté interdisant la mendicité en centre-ville

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Écrit par Sarah Rebouh
© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

"La station assise ou allongée lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique [est] interdite" précise un arrêté mis en application à Besançon depuis le 9 juillet.

« La consommation d’alcool, la mendicité accompagnée ou non d’animaux, les regroupements ainsi que la station assise ou allongée lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique sont interdites ». Ce texte est tiré de l'arrêté municipal mis en place depuis le 9 juillet et valable jusqu'au 30 juillet, du lundi au samedi de 10 h à 20 h. Durant les fêtes de fin d’année, l'arrêté reprendra effet du 23 novembre au 31 décembre. Le centre-ville, et plus particulièrement la Grande-rue, rue des Granges, place Pasteur, place du Huit-Septembre, pont Battant et rue Battant, quai de Strasbourg et place Jouffroy d’Abbans, rue Champrond sont concernés. En cas d'infraction, la police peut octroyer une amende de 38 euros. 

Après la publication d'un article de nos confrères de l'Est Républicain, révélant le texte en question, les réactions hostiles à la décision de l'équipe municipale et les attaques contre Jean-Louis Fousseret, maire LREM de Besançon se multiplient. Samedi, un rassemblement est organisé place Pasteur pour protester contre l'arrêté en question. Sur les réseaux sociaux, certaines voix s'élèvent pour dénoncer une mesure jugée "anti-sociale", dans une ville traditionnellement ancrée à gauche.
 


"Cet arrêté fait suite à une demande très forte"


Joint par notre rédaction, Jean-Louis Fousseret, maire LREM de Besançon, s'étonne de cette polémique : "On dit que Besançon est trop accueillante, et là on dit que je suis un maire anti-mendicité. Il faudrait choisir. Cet arrêté fait suite à une demande très forte des commerçants, des habitants du centre-ville, des personnes âgées. Des gens ne peuvent plus rentrer chez eux à cause de rassemblements devant leurs portes d'entrée. Besançon est très fière de ses traditions sociales et nous continuerons dans ce sens, mais il y a une augmentation des phénomènes de mendicité quelques fois agressive. On peut continuer à s'asseoir à Besançon, mais pas si ça entrave la circulation des autres personnes !"  

"Il faut que ces populations soient prises en charge, il faut trouver d'autres solutions et que ces gens ne soient plus condamnées à mendier" conclu Jean-Louis Fousseret, tout en précisant que le bilan de cette mesure sera observé dès la fin de l'année. 
 

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