Don du sang : étudiants comme professeurs, 3 jours pour sauver des vies au campus de la Bouloie à Besançon

Publié le
Écrit par Laurie Henriet .

Du 4 au 6 octobre 2022, les étudiants du campus de la Bouloie à Besançon (Doubs) peuvent donner leur sang lors de la grande collecte Sang Pour Sang Campus, organisée par l’EFS (Etablissement français du sang) et le Lions Clubs.

De 11h à 19h30, les étudiants du campus de la Bouloie à Besançon pourront faire don de leur sang, sous un chapiteau installé sur le parking du CROUS. Pour prendre rendez-vous, il suffit de se rendre sur la page dédiée du site de l’EFS.

Pour cette quatrième édition de la collecte Sang pour Sang Campus, les organisateurs espèrent dépasser les 500 donneurs, dont au moins 150 nouveaux. “On attend 180 poches par jour, soit environ 200 donneurs” explique Laurie Oliveira, développeuse de territoire Doubs et Jura à l’EFS. Elle précise que la collecte est ouverte à tous : aux étudiants, aux professeurs, aux personnels de l’université. “On peut même venir accompagné d’un ami ou d’un parent si l’on veut” ajoute Anna Cupillard, gouverneuse de district Bourgogne-Franche-Comté au Lions Clubs.

Un questionnaire en ligne permet d'auto évaluer si l’on peut donner son sang. Pour rappel, la législation concernant le don a récemment changé. Depuis le 16 mars 2022, les hommes ayant des relations homosexuelles ne sont plus tenus de respecter une période d'abstinence pour pouvoir donner leur sang.

“Il faut qu’on se mobilise pour renflouer le stock”

À Besançon, les 21.000 étudiants représentent une source non-négligeable de nouveaux donneurs potentiels pour l’EFS, dont le but est de recruter un maximum. “Donner son sang c’est un acte citoyen, ça ne prend pas beaucoup de temps et ça sauve des vies” explique Romain Hassold, président du Bureau des Associations Franc-Comtoises. “3, c’est le nombre de vies sauvées avec 1 don de sang” lit-on sur le prospectus de l'événement. “Aujourd’hui en Bourgogne-Franche-Comté, on est à 10 jours de stock. Mais on souhaiterait arriver à être entre 12 et 14 jours” détaille la développeuse de territoire Doubs et Jura à l’EFS. “Il faut qu’on se mobilise”.

Sous le chapiteau monté pour l’occasion, les donneurs sont d'abord accueillis et ont droit à une collation pré-don, avant de s’entretenir avec l’un des trois médecins de l’EFS, qui remplira un questionnaire de santé obligatoire. Ils sont ensuite pris en charge par une infirmière qui prélève le précieux liquide. Il faut compter entre 10 et 15 minutes. Les donneurs sont ensuite pris en charge par les bénévoles du Lions Clubs, qui assurent la sensibilisation ainsi que la collation et la surveillance post-don. “Depuis le début de ce partenariat, il y a 13 ans, nous nous engageons à fournir un repas chaud pour chaque étudiant” déclare Anna Cupillard. Concoctés par Cuisine Mode d’Emplois et Maison Courbet, c’est 4.000 euros qui sont engagés sur les trois jours pour les collations.

La collation, un moment important pour certains étudiants précaires

“Malheureusement, il y a beaucoup d’étudiants qui viennent pour avoir un repas gratuit” constate avec amertume Anna Cupillard, “car certains ne mangent pas tous les repas de la semaine”. “Ils n’ont pas tous des parents pour les aider”. Si cela ne concerne pas la majorité des étudiants, cela reste une réalité. Pour les étudiants les plus précaires, Romain Hassold rappelle l’existence de l’épicerie solidaire AGORAé, qui propose des denrées à -90% du prix du marché. Le Lions Clubs organise également des distributions à l’université en parallèle : “Nous sommes là pour aider et pour servir ceux qui en ont besoin” ajoute Anna Cupillard.

Lors des éditions précédentes, la mobilisation des étudiants bisontins était forte : 371 donneurs sur deux jours en 2021 et 525 sur trois jours en 2020. Romain Hassold précise “il y a des fois où il n’y a plus de créneaux pour prendre rendez-vous". D’où l’intérêt de réserver un créneau avant de franchir le rideau du chapiteau. “On fait ça pour assurer un flux de donneurs et maîtriser l’emploi du temps” souligne Laurie Oliveira. Et Anna Cupillard de conclure : “Essayez de passer nous voir un petit coup, ça ne prend vraiment pas beaucoup de temps !”. Et ça pourrait même sauver trois vies.

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