Fusillade mortelle à Besançon : plusieurs candidats aux élections municipales réagissent

Une fusillade a fait un mort dimanche 8 mars à Besançon (Doubs). Une fusillade probablement due à un réglement de compte lié aux trafics de drogue. La sécurité s'était déjà invitée dans la campagne électorale, les candidats à 6 jours du premier tour ont commencé à réagir à ce fait divers. 

Un homme est mort par balles dans ce véhicule Renault Bleu accidenté avenue Siffert à Besançon.
Un homme est mort par balles dans ce véhicule Renault Bleu accidenté avenue Siffert à Besançon. © Jean-Stéphane Maurice - FTV
Des échanges de tir en pleine rue, à 21h30 dans une avenue bien connue des Bisontins. L'avenue Siffert, axe qui descend de la gare vers le centre ville et le Pont Canot. Des douilles, des bâches sur la voiture où l'on déplore un mort, une homme d'une vingtaine d'années. Un scénario devenu habituel à Marseille mais qui surprend à Besançon. 

Ces derniers mois, depuis novembre 2019, des tirs se sont produits dans le quartier Planoise où la police s'attèle à démanteler un par un les points de deal. C'est la première fois que cette série de tirs sort du quartier de Planoise pour toucher la ville en plein coeur, à deux pas de son centre ville. A Besançon, le parking de la fourrière a également été incendié le 31 décembre par des individus qui ont mis le feu à une voiture volée avant qu'il ne se propage à une centaine de véhicules. 


Les candidats aux municipales à Besançon ont commencé à réagir sur les réseaux sociaux. Voici leurs réactions par ordre alphabétique.

 

 


"Une nouvelle fois, les armes ont parlé à Besançon. En plein cœur de ville, loin des lieux où les premiers coups de feu ont été échangés. Et cette fois, il y a un mort. À une semaine du premier tour des élections municipales, certains, toujours les mêmes, vont se saisir avec opportunisme de cet événement. D’autres, parce que cela contredit leur idéologie, vont se taire et faire comme si cette violence n’existait pas.  J’appelle les Bisontines et les  Bisontins, dans ce contexte inédit et tendu, à garder leur sang froid. Les réponses ne sont ni dans la surenchère, ni dans l’évitement.    Elles passent par une adaptation de nos stratégies de police et de justice à la réalité du terrain. À une collaboration plus étroite entre la Police Nationale et la Police Municipale, cette dernière devant être plus présente avec des horaires élargis, et en conséquence être mieux formée, protégée et armée.  Une seule exigence devra guider en ce domaine l’action du futur Maire de Besançon, en  harmonie avec les services de l’Etat, celle du pragmatisme et de la lucidité. C’est à cette exigence que je m’engage à me conformer, avec ténacité et fermeté, si cette responsabilité m’incombe dans les prochains mois et les prochaines années" communique le candidat qui est aussi député LREM du Doubs.
 


Depuis plusieurs semaines et mois, la violence secoue notre ville. Hier soir, un nouveau palier a été franchi avec la mort d’un homme. Face à ce drame, nous en appelons à la raison et la responsabilité.Nous réaffirmons notre volonté de remettre de l’humain pour garantir la sécurité et la sûreté des bisontines et des bisontins. Nous rappelons que la sécurité est un droit garanti par la Constitution, dont la responsabilité incombe à l’État. C’est donc par la hausse des effectifs et des moyens de la police nationale que nous devons agir.
C’est pourquoi, nous dénonçons l’hypocrisie et l’utilisation de ces tristes et dramatiques épisodes de violences qui frappent notre ville, à des fins électorales à une semaine du premier tour.  M. Fagaut aura beau se parer de la cape de l’ordre républicain, il n’aura pas échappé aux bisontines et bisontins qu’il appartient à la formation politique qui a, en grande partie, créé les conditions de ces escalades de violences. Entre 2007 et 2012, ce ne sont pas moins de 10 000 postes de policiers nationaux et gendarmes qui ont été supprimés par N. Sarkozy, alors Président de la République. Sans oublier la suppression de la police de proximité en 2004 par ce même N. Sarkozy, alors Ministre de l’intérieur. Les bisontines et les bisontins ne sont pas dupes et auront vite compris qu’on ne cherche pas la solution chez ceux-là mêmes qui sont la cause de nos maux d’aujourd’hui.
Nous demanderons instamment à l’État de rétablir les effectifs de police nationale dans notre ville pour permettre de faire face à ces situations de délinquance et dorénavant de grand banditisme qui minent nos quartiers. Nous ferons en sorte que la police municipale travaille en coordination avec la police nationale, sur ses missions qui lui sont propres. Enfin, la sécurité de tous et toutes, est aussi un travail en amont, un travail de médiation. C’est pourquoi, nous demanderons le rétablissement d’une police de proximité et l’extension des horaires d’ouverture du commissariat de Planoise. Au-delà de ces dispositifs policiers, nous considérons qu’il faut recréer du lien social dans nos sociétés. Nous rétablirons les correspondant.es de nuit mais aussi les concierges dans les quartiers, acteurs et actrices indispensables du vivre-ensemble.
 

"Les armes ont à nouveau parlé. Et derrière les balles, c’est un jeune homme qui est décédé alors que la vie s’ouvrait devant lui. Je suis en colère contre le système qui a rendu cela possible. Après ce drame qui ne sera certainement pas le dernier vu l’ampleur de l’apartheid social de Besançon, je ne participerai pas à la surenchère sécuritaire car notre liste a déjà précisé ses orientations pour la sécurité. Ne mélangeons pas tout. Un enfant de Besançon est mort cette nuit, quoi qu’on en dise. Et je me joins modestement au deuil des parents et des proches qui sont certainement anéantis d’avoir perdu un des leurs dans des circonstances aussi sinistres. »
 

"Les faits qui viennent de se produire à Besançon nous confortent dans les mesures de fermeté que nous prônons avec la liste 'Ensemble et dans l'instauration d'un vrai projet social de prévention pour Planoise. La violence augmente et nous sommes tous à le regretter. Combattons ces trafics en coordonnant nos forces de police et réaffirmons qu'il n'y a aucune fatalité" réagit Alexandra Cordier, ancienne référente départementale de La République en Marche dans le Doubs et qui a monté sa propre liste. 

 

"Ce soir, une fusillade mortelle a eu lieu dans le centre ville de Besançon non loin de la CCI. Une enquête de police est en cours et nous allons suivre ses conclusions avec le plus grand intérêt. Nous partageons l'immense inquiétude de la population bisontine face aux trafics qui se développent et nous sommes exaspérés que cette tragédie s'ajoute à la longue liste de faits divers que Besançon a connu ces dernières semaines. Nous réaffirmons aujourd'hui que la sécurité de la population et la lutte contre les incivilités seront la première grande cause de notre mandat dès notre entrée en fonction pour ne pas laisser de nouveaux faits se reproduire dans nos secteurs de vie" explique sur sa page Facebook le candidat des Républicains. 

 


"Les mots et les discours ne suffisent plus, l'angélisme et la culture de l'excuse c'est terminé. Changeons Besançon. 20 millions pour la sécurité des bisontines et bisontins La violence et l'insécurité ne doivent pas devenir une fatalité à Besançon !" estime sur Twitter le candidat du Rassemblement National qui a reçu la semaine dernière à Besançon le soutien et la visite de Marine Le Pen.

 

"Un nouveau niveau de violence vient d’être franchi dans notre ville. L’inquiétude grandit chez les habitants, les parents et les enfants. A l’écoute de cette émotion qui s’étend, la liste de Besancon par nature réitère sa demande  pour qu’une cellule d’écoute se mette en place. Anne Vignot redit que nous avons besoin de policiers nationaux supplémentaires à Besancon. Les métiers de la police nationale pour lutter contre le crime sont nombreux. Nous avons besoin d’eux pour démanteler les réseaux de la drogue et des autres réseaux de l’économie parallèle. Ils ne sont pas assez nombreux à Besançon. Nous irons au recours contre l’Etat si dès à présent nous n’avons pas les équipes nécessaires pour protéger notre population. Rappel de l’article 73 de la constitution.
Nous voulons être au côté de la police nationale qui s’épuise devant l’immensité de leur mission et leur baisse de moyens sur le terrain" explique un communiqué de la candidate.



Les autres candidats n'ont pas réagi à l'heure où nous publions notre article ou ne nous pas fait parvenir encore leur communiqué sur ce faits divers qui met Besançon à la une de l'actualité à quelques jours du premier tour. 

 

Pour rappel, voici l'ensemble des listes candidates au premier tour des élections municipales à Besançon 

Source : Ministère de l'intérieur


 
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