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Mort de Pascal Legal : un assassinat d'une rare violence

La victime du drame du Café du Théâtre, Pascal Legal, 43 ans / © France 3 Franche-Comté
La victime du drame du Café du Théâtre, Pascal Legal, 43 ans / © France 3 Franche-Comté

Plus de 90 coups de couteau. Un véritable acharnement. Que s'est-il passé ce 13 novembre 2011 dans l'appartement au dessus du Café du Théâtre à Besançon ?

Par Sophie Courageot

Des salariés inquiets de ne pas voir leur patron

Lundi 14 novembre 2011 en fin de matinée, les salariés du café donnent l'alerte. Leur patron n'est pas descendu. Il habite au dessus de l'établissement. Et ne répond pas.
Les pompiers brisent une vitre. Et vont faire la terrible découverte. Dans un coin de la chambre, gît le corps de Pascal Legal. Nu. Recouvert d'un peignoir. Ensanglanté par de multiples plaies. Il a été tué à l'arme blanche. Celle-ci est introuvable.
La scène de crime est aussitôt neutralisée par les policiers. Dans l'appartement, ils relèvent des traces de lutte.

Une vive émotion

La nouvelle du décès violent de Pascal Legal se répand comme une traînée de poudre. Le café était un lieu apprécié de nombreux bisontins. Un lieu de tolérance. Ouvert à tous. Hétérosexuels comme homosexuels. La victime âgée de 43 ans était originaire de Normandie. Pascal Legal était dans la capitale franc-comtoise depuis une quinzaine d'années.

Les fleurs, les bougies, les mots d'hommage vont très vite s'accumuler devant la devanture du café bisontin. A l'annonce de la mort du gérant, l'établissement ferme. Les employés sont abasourdis par le drame.

L'autopsie révèle un acte acharné. Le corps présente une centaine de plaies. Dont des lésions de défense. La victime a succombé très vite à une hémorragie.

L'agresseur connaissait Pascal Legal

Les enquêteurs vont très vite privilégier la piste d'un tueur qui connaissait sa victime. La porte de l'appartement où est découvert le corps était fermée à clé. L'ordinateur et la carte bancaire de la victime ont disparu. Des retraits sont effectués dans les jours qui suivent.
Pascal Legal ne cachait pas son homosexualité. Très vite, les enquêteurs vont multiplier les interrogatoires dans ce milieu et celui de la prostitution masculine. L'étau se resserre autour d'un jeune bisontin qui avait rendez-vous avec Pascal Legal.

Huit jours après la mort du cafetier, deux hommes sont placés en garde à vue.

Qui sont les deux accusés ?

  • Arnaud Gijbels, 22 ans est interpellé le 21 novembre 2011 à la gare de d'Annemasse. Avec dans sa valise des objets appartenant à la victime et de l'argent en liquide. Il avait depuis plusieurs mois des relations sexuelles tarifées  avec Pascal Legal. Il explique aux enquêteurs avoir voulu se venger. Il accuse Pascal Legal de l'avoir violé.

  • Marouane Chkarmi, 34 ans devra répondre devant la justice de proxénétisme aggravé. Il aurait présenté plusieurs jeunes gens d'origine magrébhine à Pascal Legal. Marouane Chkarmi aurait touché de l'argent en échange. Il est placé depuis novembre 2011 sous contrôle judiciaire. Il comparaîtra libre.
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Tué de 90 coups de couteau
Reportage : Pascal Schnaebele et David Martin


Sur fond de prostitution masculine

Le procès se tiendra devant les assises du Doubs du 9 au 13 décembre. Les jurés tenteront de comprendre pourquoi et comment l'assassin présumé a pu basculer dans une violence rare.
Le délicat sujet de la prostitution masculine à Besançon s'invitera dans les débats.

Le frère de Pascal Legal s'est constitué partie civile. Il sera présent au procès.





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