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Le professeur Humbert poursuivi pour diffamation par le CHU de Besançon : le délibéré rendu le 11 avril

Philippe Humbert, est l'ancien chef de service de dermatologie du CHU de Besançon. / © David Martin
Philippe Humbert, est l'ancien chef de service de dermatologie du CHU de Besançon. / © David Martin

Après avoir été condamné en première instance pour diffamation à verser 8000 € d'amende dont 4000 € avec sursis au CHU de Besançon, le professeur Humbert avait fait appel de cette décision. 

Par France 3 Franche-Comté

Philippe Humbert a-t-il sciemment porté atteinte à l’honneur de l’hôpital qui l’employait ? Le CHU de Besançon poursuit son ancien chef de service en diffamation. En avril 2018, le praticien dénonçait des dysfonctionnements au sein du CHU Minjoz dans le livre Hôpitaux en détresse, patients en danger et se présentait comme un "lanceur d'alerte". 

En première instance, il avait été condamné à l'issue d'une audience de plus de 8 heures. L'ancien médecin persiste et signe. Il continue à se présenter comme un lanceur d'alerte, dénonçant les dysfonctionnement de l'hôpital public. Le procès en appel se tenait ce jeudi. Le délibéré sera rendu le 11 avril prochain. 

"Comment voulez-vous que je sois un tyran ? 35 ans chef de service. Aucune plainte. Des internes ont témoigné pour moi, comment serais-je un tyran sans avoir été convoqué une seule fois par la direction ?" a réagi le professeur Philippe Humbert, ex-patron du service de dermatologie du CHU de Besançon. En effet, 17 personnes, dont des internes, se sont plaintes de harcèlement de sa part quand il exerçait encore.
 

Des anciens patients en soutien


Cette fois-ci, une équipe de supporters était présente pour soutenir Philippe Humbert. Certains de ses anciens patients sont convaincus de la compétence du professeur. "Cet homme m'a sauvé la vie. Je ne comprends pas qu'on empêche d'exercer un médecin de cette envergure" ont expliqué des témoins.

Philippe Humbert a choisi cette stratégie qui lui avait manqué lors du premier procès, lors duquel il avait été condamné à verser la somme de 8 000 euros (dont 4 000 avec sursis) pour diffamation envers l'hôpital.

"En matière de diffamation, c'était une peine assez sévère et le tribunal l'avait écrit dans son jugement en précisant qu'il considérait que les faits étaient assez graves et le préjudice important" nous a confié Renaud Le Gunehec, avocat du CHRU. 
 

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