Les temps forts du 1er jour du procès du Café du Théâtre à Besançon

Arnaud Gijbels et son avocat Maître Vernet / © France 3 Franche-Comté - Pascal Sulocha
Arnaud Gijbels et son avocat Maître Vernet / © France 3 Franche-Comté - Pascal Sulocha

Arnaud Gijbels, 24 ans est jugé devant la cour d'assises du Doubs pour l'assassinat de Pascal Legal. Marouane Chkarmi comparaît pour proxénétisme. Revivez l'audience minute par minute. 

Par Sophie Courageot

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20h00 : L'audience reprendra demain à 9 heures

Le médecin légiste conclut la journée en disant que s'il y a 99 plaies sur la victime, les coups de couteau portés ont été plus nombreux.

19h40 : Un acharnement sur la victime

"Lorsque l'expert emploie le mot d'acharnement, que répondez-vous ?" demande le président de la cour d'assises à Arnaud Gijbels.

« Je ne sais pas quoi dire »

répond l'accusé en se rasseyant calmement dans son box.

"En 15 ans d'autopsie, j'en ai réalisé 2500, j'ai vu 5 cas de plaies aussi nombreuses. C'est extrêmement rare", conclut-le médecin.

« Comment pouvez-vous nous dire que vous ne vouliez pas tuer Pascal Legal ? » demande l'avocat général à Arnaud Gijbels. « Je ne voulais pas le tuer », explique l'accusé d'une voix faible.


19h10 : Nicolas Hubert, médecin légiste au CHU de Besançon


Il a réalisé l'autopsie du corps de Pascal Legal. Le corps découvert était nu. Les plaies franches étaient nombreuses. D'autres étaient concentrées dit-il dans un espace limité.

« Il y avait des lésions sur le visage, le cou, le haut du thorax, sous la nuque, aux bras et aux mains. »


Pour le médecin la mort remonte au début de l'après-midi ou début de soirée. Le décès est lié à une hémorragie massive.

« J'ai décrit 99 plaies d'armes blanche.  19 sont des lésions de défense aux membres supérieurs. Les 80 autres plaies sont des lésions qu'on pourrait appeler d'attaque. »


Pour le médecin, ces plaies ont été portées dans un temps court, de quelques minutes.
Selon lui, le largeur du couteau devait être de 1,5 à 2cm.Nicolas Hubert pense que l'agonie de la victime a été brève.
 

© France 3 Franche-Comté - Pascal Sulocha
© France 3 Franche-Comté - Pascal Sulocha

19h00 : Nouvelle suspension d'audience pour quelques minutes


18h45 : Docteur Fabien Bévalot, spécialiste en toxicologie

Le docteur en Pharmacie témoigne à la barre. Il a cherché à savoir si Arnaud Gijbels pouvait avoir été « soumis » chimiquement par Pascal Legal. Des analyses de poils de l'assassin présumé ont été réalisées. Elles permettent de dater une période de 6 mois. 40 molécules ont été recherchées. Aucune  trace n'a été trouvée.
Le médecin souligne la faible quantité de prélèvements qui n'exclut pas malgré tout la présence de substances.
Chez Pascal Legal, la victime, les produits médicamenteux ont aussi été analysés. Seule une substance aphrodisiaque a été trouvée. Aucune trace de produit provoquant une soumission chimique n'a été retrouvée.

18h00 : "On a que la version d'Arnaud Gijbels"

Toujours à la barre, le policier Christophe Milan donne son sentiment sur cette affaire :

« On n'a que les déclarations de Mr Gijbels sur le fait qu'il aurait été abusé. Il ne s'est confié sur ce sujet à personne... Quant aux partenaires sexuels de Pascal Legal, on ne nous a pas rapporté d'éléments comme quoi il aurait abusé d'eux. »


17h55 : Le code de la carte bancaire

L'avocat général réinterroge Arnaud Gijbels sur les retraits effectués avec la carte bancaire.
Maître Claude Varet, avocate de la famille rajoute qu'il est impensable que l'assassin présumé ait trouvé un post-it dans la chambre de la victime avec le code de la carte. Le numéro de code de Pascal Legal était celui du jour anniversaire de son frère +1. Il n'aurait pas pu l'oublier, selon elle.

Interview : Laurent Legal, le frère de la victime

au micro de Pascal Schnaebele et David Martin
DMCloud:135311
Interview Frère de Pascal Legal


17h15 : Christophe Milan, enquêteur à la police judiciaire de Besançon

L'audience reprend. Le brigadier raconte de façon détaillée la scène de crime. 

Les enquêteurs constatent la disparition d'objets, le téléphone, l'ordinateur, la valise, la carte bleue de la victime. Cette carte a été utilisée le dimanche après-midi de la mort de Pascal Legal dans des distributeurs de billets bisontins. Puis quelques jours plus tard à Planoise. La vidéosurveillance montre un homme dissimulé sous un bonnet et des lunettes de soleil.

Les enquêteurs identifient vite le lieu de rendez-vous homosexuel qu'est le Café du Théâtre. Et l'attirance du gérant pour de jeunes gens.

L'un d'entre eux, Arnaud Gijbels est interpellé le 21 novembre 2011 en gare d'Annemasse. Des effets personnels et la valise de la victime sont en sa possession. Il reconnaît très vite avoir porté les coups mortels contre Pascal Legal.


17h00 : Suspension d'audience


16h30 : Philippe Esperança, expert en tâches de sang

L'expert témoigne par visio-conférence. Il raconte que la victime a été acculée dans un coin de la chambre.
Pascal Legal s'est appuyé au coin des murs avant de s'affaisser. La phase la plus violente des coups, la victime était au sol. 
Interrogé par l'avocat d'Arnaud Gijbels, l'expert évoque des blessures par couteau de type piquantes. Mais il ne peut se prononcer sur la violence des coups.

Arnaud Gijbels reconnaît qu'il a porté le premier coup au niveau du cœur, mais involontairement dit-il.

Des pièces à conviction dans l'affaire du café du théâtre / © France 3 Franche-Comté - Pascal Sulocha
Des pièces à conviction dans l'affaire du café du théâtre / © France 3 Franche-Comté - Pascal Sulocha

16h10 : Prostitution masculine à Besançon ?

L'avocat de Marouane Chkarmi tente de démontrer que son client a été mis sous pression durant sa garde à vue. Il s'est selon lui, retrouvé accusé de meurtre de son ex-amant alors qu'il était venu témoigner volontairement auprès de la police.
Maître Schwerdorffer et son client évoquent le chiffre de 200 homosexuels sur Besançon. Une communauté qui se connaît. Selon Chkarmi, certains hommes sont « demandeurs » de relations sexuelles. Mais cela se fait discrètement.

L'avocat : « Pensez vous pour l'avoir connu pour amant et pour ami que Pascal Legal aurait pu commettre les faits qu'Arnaud Gijbels lui reproche (ndlr: un viol) ?"
Marouane Chkarmi : « je n' y crois pas absolument »


16h00 : La tension monte

Devant l'avocat général, Marouane Chkarmi reconnaît qu'il a été rémunéré deux fois par Pascal Legal.
Julien Vernet avocat d'Arnaud Gijbels, interroge Chkarmi sur le fait que Pascal Legal ne voulait plus passer par lui pour faire des rencontres. « Je l'apprends aujourd'hui », dit l'accusé un brin tendu dans son box.
L'étau de proxénétisme semble se resserrer autour du Bisontin de 34 ans.

15h40 : « J'en ai aucune idée »

Le président François Ardiet lit les compte-rendus de la garde à vue de Marouane Chkarmi. Il y reconnaît avoir présenté des jeunes gens à Pascal Legal en vue de relations sexuelles tarifées.
A l'énoncé des noms des jeunes gens qui avaient des relations avec le gérant du café, Marouane Chkarmi affirme les connaître. Mais il dit systématiquement ne pas savoir si ces relations étaient rémunérées. « J'en ai aucune idée », répond-il plusieurs fois.

15h30 : « C'était pour le plaisir »

Le président Ardiet souligne les contradictions dans les témoignages de Marouane Chkarmi. Lors de ses dépositions, il avait bien parlé d'argent versé par Pascal Legal dans le cadre de relations sexuelles tarifées. L'accusé parle de relations consenties pour le plaisir et non pour l'argent. Il veut éviter d'être condamné pour proxénétisme.

15h00 : Marouane Chkarmi accuse Arnaud Gijbels

Marouane Chkarmi s'adresse à la cour de façon solennelle.

Le mardi, au lendemain de la mort de Pascal Legal, Marouane Chkarmi raconte avoir rencontré Arnaud Gibjels vers 15h dans les rues de Besançon. Arnaud Gijbels lui dit alors ne pas être au courant de la mort du cafetier. Mais dit avoir vu le cafetier dimanche chez lui.
Au square St Amour, Chkarmi aurait conseillé à Arnaud Gijbels d'aller témoigner à la police. Selon lui, le jeune avait l'air perturbé.

Marouane Chkarmi s'est présenté spontanément cinq jours plus tard au commissariat. Il a été placé en garde à vue. Il explique ce délai parce qu'il n'avait pas cru alors à la culpabilité d'Arnaud Gijbels.

14h30 : Marouane Chkarmi, proxénète présumé

Marouane Chkarmi raconte comment il a rencontré un jour Arnaud Gijbels faisait la manche à la gare de Besançon. Il aurait présenté celui-ci à Pascal Legal pour un travail de « plongeur ».
Mr Chkarmi précise qu'il est homosexuel et qu'il avait une attirance pour Arnaud Gijbels. Il explique avoir averti ce dernier que le gérant lui aussi était homosexuel.
Les trois hommes ont rapidement eu une relation ensemble dans l'appartement situé au dessus de l'établissement.

Selon lui, Arnaud Gijbels voyait régulièrement Pascal Legal.

« Monsieur Legal voyait beaucoup de jeunes gens. Il vivait très bien son homosexualité. Je n'ai jamais eu l'idée d''avoir commis un acte de proxénétisme. Pascal Legal était un ami pour moi, pas un client ».
« Tous les gens de la communauté et les autres, savaient que Pascal était d'une grande générosité ».

Marouane Chkarmi et son avocat / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha
Marouane Chkarmi et son avocat / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha


14h15 : La photo de la victime retirée de la salle d'audience

A la reprise de l'audience, l'avocat d'Arnaud Gijbels demande que la photographie de Pascal Legal présente sur le banc de la partie civile soit retirée de la salle. L'avocate générale estime que cela ne perturbe pas les débats. L'avocate de la famille estime que la place de Pascal Legal est là. « Cette requête est ridicule » estime Maître Schwerdorffer, avocat du second accusé.
La cour après délibération demande le retrait du portrait. Sur le banc, le frère de la victime masque la photo de son frère avec un carton.

12h40 : L'audience est suspendue

Les débats reprendront à 14h15.


12h30 : Maître Vernet défend le jeune accusé

C'est l'avocat de Arnaud Gijbels. Il prend la parole pour la première fois dans ce procès. Et tente de mettre au jour la personnalité de son client.
L'accusé raconte qu'il faisait des cauchemars après la mort de Pascal Legal. « Depuis tout petit, on me disait de garder en moi les difficultés, même si ça allait pas. J'ai toujours essayé de garder le sourire »
Arnaud Gijbels reconnaît les faits. Mais nie avoir voulu tuer.
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Ouverture procès duThéâtre



12h14 : Pour Maître Schwerdorffer, un crime crapuleux et sadique

L'avocat de Marouane Chkarmi interroge Arnaud Gijbels. En dialoguant avec l'accusé sur ses relations homosexuelles, l'homme de justice emploie des termes plutôt « crus ».
Le dialogue devient tendu entre les deux hommes. L'avocat conteste fermement la version du viol sous l'emprise d'une drogue.
« Je n'y ai jamais cru » dit l'avocat.
« Vous en avez le droit » répond l'accusé.
« Vous avez vidé le compte bancaire de la victime, une ½ heure après l'avoir tué » dit l'avocat. L'homme en robe noire parle d'un crime crapuleux et sadique.

Maitre Randall Schwerdorffer, avocat du proxénète présumé dans cette affaire / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha
Maitre Randall Schwerdorffer, avocat du proxénète présumé dans cette affaire / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha


12h00 : Y a t-il eu préméditation ?

Arnaud Gijbels explique être arrivé vers 23 heures chez Pascal Legal. Il en est reparti vers 0h45.
L'avocat général : Savez-vous ce que c'est la préméditation ?
Arnaud Gijbels explique qu'il a le couteau sur lui depuis 5 à 8 jours. Que ce jour là, il portait des gants et un bonnet ce jour là, car il faisait froid dit-il.

L'avocat général Elisabeth Philiponet suggère qu'Arnaud Gijbels aurait pu soutirer par torture le code de la carte bancaire de la victime. Non, répond-il. L'avocate pointe aussi la froideur, la détermination dont a fait preuve Arnaud Gijbels aussitôt après avoir tué Pascal Legal.

11h32 : "Je ne savais pas quoi faire"

« Personnellement j'ai pensé avoir porté une dizaine de coups de couteau. 20 ? … Quand je l'ai vu tomber à genou, j'ai pris son peignoir, je l'ai recouvert. Quand j'ai repris mes esprits, je me suis rappelé les bons moments passés avec Pascal Legal... je me suis rendu compte que j'avais porté des coups de couteau à un homme qui allait sûrement mourir."

La mère de Pascal Legal est en larmes sur le banc de la famille.

"Pendant 3 à 4 minutes, je ne savais pas quoi faire. Je suis alors revenu sur mes premières idées... continuer dans ma vengeance. »

Arnaud Gijbels raconte qu'il dérobe dans la foulée un appareil photo, des habits, la valise qui se trouve dans l'appartement. Il efface aussi les empreintes de son passage sur un meuble. Il emporte le verre et une canette où il a bu.  Il fouille l'appartement et emmène l'ordinateur. Il raconte avoir trouvé un code à 4 chiffres puis les cartes bancaires de la victime. 

Après la mort de Pascal Legal, Arnaud Gijbels va retirer près de 1800 euros avec une carte bleue de la victime. Il dit avoir jeté le couteau par dessus le pont Battant.

La valise dérobée chez Pascal Legal / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha
La valise dérobée chez Pascal Legal / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha



11h20 : Des coups de couteau


Arnaud Gijbels explique calmement ce qui s'est passé selon lui ce soir là.

« J'ai fait semblant de dégraffer mon pantalon et j'ai sorti le couteau. Je le piquais au niveau des avant-bras. Il a commencé à s'excuser. J'ai avancé vers lui. Il est monté sur le lit. Et est venu au contact. J'ai eu un réflexe, un geste vers l'avant avec mon bras et le couteau. C'est comme ça que le premier coup a été porté au dessus du cœur."

« Il m'a dit attend tu vas voir. Et là ça a fait flash-back. J'ai cru qu'il allait chercher un couteau. Et j'ai continué à porter des coups. »



11h15 : "Je voulais l'humilier"

Arnaud Gijbels raconte dans quel état d'esprit il est le soir du 13 novembre 2011 lorsqu'il arrive chez Pascal Legal  :

« Je voulais lui faire peur, tout casser... l'attacher..., lui faire pleurer toutes les larmes de son corps, je voulais qu'il s'excuse... tout brûler.... »


« On a bu un verre. J'ai fait comme si tout était normal. Je me suis dit que j'allais attendre qu'il ait fini sa douche, qu'il soit tout nu... comment dire plus faible... Je voulais lui faire ressentir ce qu'il m'a fait subir quand il m'a violé. Je voulais peut être même l'humilier de façon encore pire. Je voulais qu'il garde ça à l'esprit jusqu'à la fin de sa vie. »


Le portrait de la victime est présent à l'audience / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha
Le portrait de la victime est présent à l'audience / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha


11h00 : Désir de vengeance

Arnaud Gijbels dans son box :

« Ce soir là je me suis pas défendu.. Plus le temps avançait, plus je me disais je suis un minable de ne pas avoir réagit face à quelqu'un qui avait abusé de moi... je me disais tous les soirs je peux pas laisser passer ça... Je passais mes journées à boire avec mes amis... J'ai continué à prendre contact avec  Pascal Legal comme si de rien n'était... J'allais pouvoir me venger. Mais je voulais pas le tuer.  J'ai jamais blessé quelqu'un dans ma vie »



10h50 : La rencontre du mois d'août

Arnaud Gijbels raconte son rendez-vous avec Pascal Legal fin juillet 2011. Ce soir là, une fellation a lieu.
Il parle d'une autre soirée au mois d'août où il dit avoir été violé :

« Cette soirée là, je me suis rendu compte qu'il y avait deux Pascal Legal avec deux visages"
« Ce soir là, il est revenu de son bar avec des boissons sans alcool. J'ai eu un trou noir. Je me suis réveillé dans son  lit, avec du sperme sur moi... j'ai vu qu'il était tremblant, hésitant, j'ai compris ce qui s'est passé. En m'étirant j'ai compris que quelque chose s'était passé. »


Pascal Legal lui aurait dit :

« Je suis désolé, je voulais pas que ça se passe comme ça... je veux pas que ça s'ébruite... Je suis connu sur Besancon. »


Arnaud Gijbels dit que Pascal Legal s'est approché de lui alors avec un couteau.

Le président Ardiet précise qu'aucun produit toxique n'a été retrouvé dans l'appartement de la victime.


10h40 : L'homosexualité pour l'argent

« Je suis hétérosexuel » dit Arnaud Gijbels devant la cour. L'homosexualité c'est uniquement pour l'argent confirme t-il au président.
« Lors des premières rencontres avait Chkarmi, j'ai trouvé qu'il était bizarre » dit-il. Par la suite, l'accusé explique qu'il voyait Pascal Legal sans passer par Marouane Chkarmi.
« J'ai vu une fois Pascal Legal avec Marouane Chkarmi. Puis une autre fois seul. »  Aux questions précises du président sur le nombre de rencontres, l'accusé explique avoir grossi le nombre  de celles-ci pendant les auditions.

10h25 : "Pascal Legal était gentil"

Arnaud Gijbels raconte comment il a rencontré Marouane Chkarmi en 2011 sur le quai de la gare à Besançon. Et comment celui-ci lui a présenté Pascal Legal.  Le jeune homme est calme à la barre. En parlant de sa victime :

J'ai rencontré un type simple, qui parle de tout. C'était quelqu'un d'agréable et de gentil 


« Je ne suis pas proxénète »

dit Marouane Chkarmi après la lecture de l'acte d'accusation.

10h20 : Les premiers mots d'Arnaud Gijbels

La lecture de l'acte d'accusation est terminée. Le procès qui s'ouvre lève un voile glauque sur des faits de prostitution masculine à Besançon dans le milieu homosexuel.
Arnaud Gijbels répond aux questions du président.

« j'ai commis un partie de ces faits, et je n'ai pas commis cet acte avec préméditation... Je n'ai jamais eu l'intention de donner la mort à Pascal Legal . Je voulais lui faire peur »

Le président Ardiet mène les débats de ce procès en cour d'assises / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha
Le président Ardiet mène les débats de ce procès en cour d'assises / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha



10h10 : Viol et vengeance ?

La lecture de l'acte continue.
Arnaud Gijbels a expliqué lors de l'enquête avoir été drogué puis violé en aôut 2011 par Pascal Legal.
Pascal Legal l'aurait menacé avec un couteau lui demandant de se taire en échange de 100 euros.
Arnaud Gijbels aurait décidé de se venger. Le 13 novembre, le rendez-vous vire au drame. Arnaud Gijbels sort un couteau. Les deux hommes se battent. La victime succombe à une centaine de plaies.
L'agresseur s'enfuit de l'appartement en jetant les clés, le couteau. Il a reconnu les faits lors de sa garde à vue.


10h00 : Qui est Marouane Chkarmi ? 

L'acte d'accusation résume le lien entre Marouane Chkarmi et Pascal Legal. Les deux hommes se connaissaient depuis la fin des années 90. Chkarmi présentait régulièrement des jeunes au gérant du café. Ces jeunes touchaient de l'argent en échange de relations sexuelles. De même que Marouane Chkarmi, ancien amant de la victime. 
L'un des jeunes présentés est Arnaud Gijbels poursuivi aujourd'hui pour assassinat.

 

9h45 : Lecture de l'acte d'accusation

Le président de la cour François Ardiet lit l'acte d'accusation qui pèse sur les deux accusés. 
L'acte rappelle qu'une centaine de coups de couteau ont été retrouvés sur le corps de la victime le 14 novembre 2011. Des coups portés visiblement par un couteau « à steack » d'une dizaine de centimètres.

L'enquête a révélé que Pascal Legal était homosexuel. Il avait des relations sexuelles avec de jeunes hommes notamment d'origine maghrébine.

Des objets ont disparu de l'appartement le soir du drame. Des retraits bancaires ont été effectués dans les jours suivant avec la carte de la victime.


9h30 : Les larmes d'Arnaud Gijbels

Pendant la suspension de séance, le jeune Arnaud Gijbels face à la presse est visiblement ému. Il essuie dans son box quelques larmes.

9h26 : Audience suspendue

Le temps que les jurés désignés préviennent leur famille ou leur employeur.

9h25 : Le Président fait le point sur les témoins

Ils sont convoqués pour certains à partir de 14h cet après-midi. L'un des témoins qui s'est excusé semble incontournable pour les avocats de la défense. Trois experts sont attendus dès cet après-midi.

9h10 : Le choix des jurés 

La défense a récusé plusieurs jurés hommes.  6 jurés sont désignés. Deux femmes et quatre hommes forment le jury.
Trois jurés remplaçants sont prévus en cas de défection au cours de cette semaine d'audience. Ils prêtent serment.

9h05 : Ouverture de l'audience

Le jeune Arnaud Gijbels vêtu d'une chemise blanche et d'un gilet sans manches noir est dans le box des accusés. A ses côtés Marouane Chkarmi qui comparaît libre.


9h02 : La famille de la victime arrive

L'audience débutera dans quelques minutes avec le choix des jurés. Ils sont dans la salle.
Les parents de la victime Pascal Legal et ses frères, parties civiles sont présents.

Sur le banc de la famille, un immense portrait de Pascal Legal, avec une photographie prise dans le café.

La famille de la victime aux côtés du portrait de Pascal Legal / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha
La famille de la victime aux côtés du portrait de Pascal Legal / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha

L'audience doit débuter à 9h devant la cour d'assises à Besançon

Devant les assises, Arnaud Gijbels, 24 ans. Il comparaît pour assassinat.
Marouane Chkarmi, 34 ans est jugé pour proxénétisme aggravé. 



 

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