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Arrivée in extremis du second enseignant de l'école de Chapelle-des-Bois

Décidément, les épisodes du feuilleton de l'école de Chapelle-des-bois sont riches en rebondissements. Les parents d'élèves et les élus se mobilisent régulièrement pour maintenir deux enseignants dans leurs écoles. Ce matin, 27 enfants ont fait une rentrée un peu mouvementée...
Malgré l'ordonnance en référé en faveur des parents d'élèves, un seul professeur des écoles était nommé hier et, ce matin, coup de théâtre, la seconde enseignante arrive à 10 heures à Chapelle-des-Bois. Elle avait commencé sa journée à Morteau... Pour Elisabeth Bisot, directrice académique du Doubs, ce "couac" est normal. "Le jour de la rentrée, on procède au fur et à mesure à des affectations, le cas de Chapelle-des-Bois n'est pas exceptionnel". La directrice se conforme à l'ordonnance en référé tout en précisant que "cela ne préjuge pas sur le fond de l'affaire". 


Bataille juridique 

Le bras de fer entre l'inspection académique et le village du Haut-Doubs a commencé en décembre 2010. Une bataille juridique s'est engagée jusqu'à la cour d'Appel, les parents d'élèves et les élus se sont mobilisés à plusieurs reprises ( tout est raconté sur le site dédié de Chapelle-des-Bois).  Finalement,  en juin dernier,  la décision de fermeture de la seconde classe était suspendue pour des questions de forme. A une semaine de la rentrée, les élus du village cherchent à joindre l'inspection académique à plusieurs reprises mais en vain, ils ne savent toujours pas si l'inspection va bien nommer un second enseignant. Une nomination qui, mystérieusement, a tardé à être prise alors qu'elle est cohérente, d'après les élus,  avec les récentes mesures en faveur de l'intégration des enfants de deux ans à l'école.


Chapelle-des-Bois, zone défavorisée ?

Chapelle des bois est située à la fois en "zone de revitalisation rurale" et en "zone rurale isolée". Deux caractéristiques qui lui donne droit de faire partie des "zones d'environnement sociale défavorisée" où les enfants de deux ans peuvent être comptabilisés dans les effectifs. Ce matin, parmi les 27 enfants présents, il y avait plusieurs enfants de deux ans.
Après une précédente intervention du président du conseil général du Doubs Claude Jeannerot ( PS), c'était au tour d'Annie Genevard, la députée UMP du secteur, de se mobiliser pour la petite école. Après plusieurs questions écrites et orales de la députée, le ministre de l'Education Vincent Peillon confirme que Chapelle-des-Bois peut effectivement être considérée comme une "zone d'environnement sociale défavorisée". Mais selon Elisabeth Bisot, le tribunal administratif ne reconnaît pas Chapelle-des-Bois en zone défavorisée, l'inspection académique ne prend donc pas en compte dans ses calculs les petits de deux ans du village. La bataille engagée entre Chapelle-des-Bois et l'inspection académique n'est pas finie...

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