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Accueil des réfugiés : le directeur du Théâtre de l'Unité d'Audincourt répond à Laurent Wauquiez

Jacques Livchine, mettereur en scène et directeur du Théâtre de l'Unité à Audincourt s'est fait remarqué sur les réseaux sociaux en répondant à Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Rhône-Alpes au sujet de l'accueil des migrants. 

Jacques Livchine.
Jacques Livchine. © Jacques Livchine
Les bons mots voyagent vites sur le réseau social Facebook. Exemple avec un texte de Jacques Livchine, directeur du Théâtre de l'Unité à Audincourt, qui a répondu à Laurent Wauquiez président (LR) de la région Rhône-Alpes sur les sujets des réfugiés. L'homme politique s'est récemment distingué pour des prises de position radicales concernant l'accueil des migrants dans sa région. Il s'est dit prêt aujourd'hui à utiliser tous les moyens juridiques possibles pour empêcher l'installation de familles dans les communes d'Auvergne-Rhône-Alpes. Allant même jusqu'à lancer une pétition en ligne intitulée : "Non au plan Cazeneuve de répartition des migrants de Calais dans nos régions". La région Rhône-Alpes doit accueillir 1784 migrants. 

Jacques Livchine, homme d'humanité, a pris part au débat dans une lettre ouverte en réponse à Laurent Wauquiez, brève mais incisive, publiée sur Facebook le 19 septembre : 
Partagé plus de 1700 fois, et largement commenté, le texte rappelle au président de région l'histoire du village de Chambon sur Lignon. Pendant la seconde guerre mondiale, ce village a accueilli 5000 réfugiés juifs tentant de fuir la barbarie nazie. Le metteur en scène s'indigne qu'une grande région telle que Rhône-Alpes ne puisse accueillir 1 784 migrants. Ironie du sort, la maire de ce village n'est autre que... la mère de Laurent Wauquiez, Éliane Wauquiez-Motte. 

"J'ai un Syrien chez moi"

Dans les colonnes de l'Est Républicain, Jacques Livchine ajoute pour répondre aux commentaires l'invitant à accueillir des migrants chez lui : "J'en ai un chez moi de Syrien. Il a tout perdu à Alep, dont il a fui les bombardements. Et j'en suis très content ! D'ailleurs, si vous avez une chambre de libre, je vous invite à faire comme moi."
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