Dopage : l'athlète montbéliardaise Ophélie Claude-Boxberger contrôlée positive à l'EPO

© Laurent Lairys/Maxppp
© Laurent Lairys/Maxppp

La fondeuse montbéliardaise Ophélie Claude-Boxberger, membre de l'équipe de France, a subi un contrôle antidopage positif à l'EPO le 18 septembre dernier. Précisions.

Par Mary Sohier

C'est une nouvelle polémique dont la Fédération Française d'Athlétisme se serait bien passée. Après Clémence Calvin ou encore Morhad Amdounila fondeuse Ophélie Claude-Boxberger se trouve mêlée à une affaire de dopage. La Montbéliardaise a subi un contrôle antidopage positif à l'EPO le 18 septembre dernier. Mi-octobre, une information judiciaire pour détention et utilisation de substances vénéneuses ainsi qu'aide à l'utilisation de ces substances a été ouverte par le pôle santé du parquet de Paris. Le domicile de la spécialiste du 3.000 mètres steeple a été perquisitionné le 5 novembre.

L'information a été révélée par Thierry Vildary, journaliste au service sports à France Télévisions, dans un tweet : "Ophélie-Claude Boxberger positive à l’EPO contrôlée le 18 sept 2019. Enquête préliminaire ouverte. Perquisition chez l’athlète le 5 novembre. L’enquête tente de déterminer si le Dr Jean-Michel Serra médecin de la fédération a joué un rôle vu sa proximité avec OCB."

La FFA n'a pas encore réagi. Joint par téléphone ce mardi à 12h, le club de d'Ophélie Claude-Boxberger, Montbéliard Belfort Athlétisme, découvre la nouvelle tout en précisant que des rumeurs circulaient depuis plusieurs semaines.

Polémique autour de son couple

La situation d'Ophélie Claude-Boxberger devenait compliquée depuis l'officialisation, sur les réseaux sociaux, de sa relation avec Jean-Michel Serra, médecin chef de la Fédération Française d'Athlétisme (FFA). Lors des Mondiaux d'athlétisme à Doha en octobre, ce dernier est rentré avant la fin des Championnats pour "raisons personnelles". En juin, il avait écopé d'un blâme pour avoir envoyé un mail à l'Agence Française de Lutte contre le Dopage. Il pointait notamment le nombre "important de contrôles" subis par l'athlète durant les six premiers mois de l'année 2019. Il évoquait aussi la "fragilité psychologique" de la fondeuse. Une enquête diligentée par la FFA n'avait rien donné et Jean-Michel Serra avait été reconduit dans ses fonctions, mais avec un nouveau mode d'organisation du secteur médical.

"Sommes-nous Brad Pitt et Angelina Jolie pour subir les paparazades ?"

Le 8 octobre, Jean-Michel Serra avait pris la parole sur les réseaux sociaux : "La publication de photos de nous deux par Ophélie dernièrement, a cristallisé une fois de plus des fantasmes de dopage dans une nouvelle affaire Amdouni car l’image d’une athlète de haut niveau avec un médecin est souvent mal perçue. Pourquoi au mois de juin 2019 en pleine affaire Calvin ressortait comme par magie ce mail traité sans suite et avec lui un emballement médiatique sans précédent ? Pourquoi venir évoquer une relation à ce moment-là ? À qui pouvait profiter le crime ? Il a fallu se justifier, passer un entretien en vue d’une éventuelle sanction disciplinaire. [...] Sommes-nous Brad Pitt et Angelina Jolie pour subir les paparazades voire le harcèlement de cadres techniques plus occupé à cela qu’à gérer correctement l’équipe de France ?" C’est "juste la magie de l’Amour, ajoute-t-il, loin des fantasmes journalistiques d’un hypothétique complot de dopage caché."
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus