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L'euro est-il utile ? Ce qu'en disent nos candidats aux élections européennes

© Philippe HUGUEN / AFP
© Philippe HUGUEN / AFP

37 hommes et femmes de Bourgogne Franche-Comté se présentent aux élections européennes ce 26 mai 2019. Quels sont leurs points de vue sur la monnaie européenne ? Voici leurs réponses.

Par la rédaction web de France 3 Bourgogne-Franche-Comté

Les réponses des candidats sont publiées dans l'ordre où elles nous sont parvenues.


Charles-Henri Gallois (Nièvre) - 5e sur la liste UPR

Non, l’euro est inutile, nuisible et dangereux. L’euro est une catastrophe à tous les niveaux : ils avaient promis plus d’emplois et moins de chômage et l’on constate que la zone euro est la plus faible zone de croissance du monde avec le plus de chômage ! Face à ce désastre, il n’y a que des arguments infondés de la part des européistes pour faire peur quant à une éventuelle sortie de l’euro. Je conseille à tous vos lecteurs de regarder sur YouTube ma conférence « Les illusions économiques de l’Union européenne » qui démonte toutes les peurs d’une sortie de l’euro. Les Français constatent bien au quotidien une perte de pouvoir d’achat et un appauvrissement généralisé. Une étude allemande a d’ailleurs montré que sur les 20 ans, le coût de l’euro a été de 246 euros par mois par Français !


Antonio Sanchez (Doubs) - 1er sur la liste du Parti communiste révolutionnaire

La monnaie est un moyen d'échange. Le capital s'en sert pour son profit et dominer les pays qui ne correspondent pas à leur vision de la politique. La question n'est pas l'emploi de telle ou telle monnaie mais bien de son utilisation politique. Les USA utilisent le dollar pour dominer des pays comme Cuba, l'Iran, la Palestine, le Venezuela, les pays d'Amérique latine. La lutte que mènent la Chine, les USA, L'Europe pour dominer le commerce mondial montre bien que cette question n'est pas l'utilité de la monnaie mais de sa puissance pour dominer


Anne-Sophie Pelletier (Jura) - 4e sur la liste France Insoumise

L’Euro est une monnaie. Et c’est à l’aune de de sa valeur par rapport aux autres monnaies qu’il faut réfléchir. La France est un peuple jeune, ayant besoin d’investissements publics, avec un système de retraite basé sur la répartition. La structuration de l’économie et de la production française explique le besoin d’un Euro moins fort que son niveau actuel. Notre production est diversifiée, quand l’Allemagne mise tout sur l’exportation de machines-outils de luxe, sans trop de concurrence. L’Allemagne est vieillissante et son système de rémunération des personnes âgées est basé sur la capitalisation. Il lui faut un Euro fort et une faible inflation pour maintenir la rente. La France, avec nombre d’autres pays de la zone Euro, a besoin d’un Euro plus faible pour investir et pour être utile.
 

Catherine Comte-Deleuze (Doubs) - 42e sur la liste UDI

L’Europe ne peut être envisagée sans ! et l’harmonisation fiscale et sociale ne peut se faire qu’avec l’aide d’une monnaie unique . L’UDI propose de créer un taux minimum et maximum de cotisations sociales en Europe, afin que la concurrence entre les entreprises ne puisse plus se faire au détriment du niveau de protection sociale de leurs salariés. Nous proposons d’instaurer le principe de cotisations des travailleurs dans le pays d’activité afin de contrebalancer les différences entre les Etats membres. Un travailleur bulgare détaché en France payera ses cotisations en France.


Laurence Lyonnais (Doubs) - 11e sur la liste France Insoumise

Ce n’est pas la bonne question. Il faut surtout refuser le gouvernement austéritaire de la zone euro et l’indépendance de la Banque Centrale Européenne qui agit sans contrôle démocratique. La tutelle imposée par la troïka ne doit pas devenir le mode de fonctionnement normal de l’eurozone, au contraire il faut transformer l’euro pour le mettre au service de l’emploi et de la transition écologique et la BCE doit rendre des comptes démocratiques. Il faut également modifier ses missions et ses statuts afin qu’elle ne puisse plus contraindre des États en leur coupant l’accès aux liquidités, mais qu’au contraire elle les aide en autorisant le rachat de dette publique directement aux États et aux banques publiques d’investissement.


Nathalie Desseigne (Jura) - 24e sur la liste Les Patriotes

L'Euro fait énormément de mal à l'économie française, en particulier à son industrie puisque cette monnaie plombe notre compétitivité. Le FMI a déjà rappelé à de multiples reprises que l'euro est surévalué pour la France et sous-évalué pour l'Allemagne, il faut donc retrouver une monnaie nationale adaptée à notre économie pour corriger ces déséquilibres.


Julien Odoul (Yonne) - 31e sur la liste Rassemblement National

Pour l'Allemagne oui. Pour la France et les Français non. Depuis son introduction en 1999, seule l'Allemagne a tiré profit de la monnaie commune alors que chaque Français a perdu 56 000 euros depuis 20 ans soit 200 euros de moins par mois. L'euro a fait la prospérité des Allemands et la pauvreté des Français. Il est essentiel de réformer la gouvernance de la zone euro pour faire de cet outil un soutien à notre économie, notre industrie, notre commerce extérieur.


Michel Treppo (Doubs) - 50e sur la liste Lutte Ouvrière

Utile aux capitalistes sûrement, cela simplifie les échanges entre les pays, et utile dans une moindre mesure pour les populations qui franchissent les frontières. Mais le problème est surtout combien avons nous pour vivre, quelle que soit la monnaie. Etre pauvre en Euro n’est ni pire ni mieux qu’être pauvre en franc ! C’est pourquoi nous défendons l’idée que les travailleurs doivent imposer une augmentation massive des salaires, des pensions et des allocations. Le gouvernement a décidé de donner la prime d’activité en dessous de 1 790 euros nets par mois pour un célibataire. C’est l’aveu qu’on ne peut pas vivre avec moins de 1 800 euros, cela devrait être le niveau du Smic, des pensions de retraite et des allocations.
 

Michel Zumkeller - 77e sur la liste UDI

Il est indispensable que dans une communauté économique telle que l’Europe, nous puissions avoir une monnaie commune. Cette monnaie est utile pour les déplacements des citoyens (suppression des frais de charges) et pour les échanges économiques. Malheureusement, nous ne sommes pas encore allés assez loin dans l’affirmation de l’euro. L’Europe doit imposer l’euro comme une monnaie internationale à la place du dollar. Il est inconcevable que les ventes d’Airbus se fassent en dollars, restant ainsi soumis au bon vouloir de la Banque Centrale Européenne. Nous voulons une Europe puissante, l’euro doit être l’instrument de cette puissance.
 

Dominique Revoy (Jura) - 75e sur la liste Lutte Ouvrière

L'Euro a été créé pour que les grands groupes industriels et financiers aient une monnaie unique, à l'échelle d'un vaste marché, à opposer à leurs concurrents d'autres parties du monde et pour faciliter les échanges commerciaux à l'échelle du continent. Pas du tout dans l'intérêt des populations, comme d'ailleurs aucune des autres mesures prises par l'UE. Mais ceci dit, nous sommes pour tout ce qui va dans le sens de l'unité et contre ceux qui défendent la sortie de l'euro. Comme si être pauvre en euros ou en francs changeait quelque chose ! Le vrai problème est celui de notre niveau de vie, de notre salaire, qu'il soit en euros ou en francs. Et nos vrais ennemis, ce sont les patrons et les gouvernements à leur service.


Didier Klein (Doubs) - 29e sur la liste UDI

L'EURO est la monnaie commune à l'Europe. Elle est indispensable dans une communauté économique telle que l’Europe. Cette monnaie est utile pour donner à chaque citoyen européen une appartenance à l'Europe. Elle lui permet de se déplacer et d'acheter dans l'environnement économique européen. Malheureusement, nous ne sommes pas encore allés assez loin dans l’affirmation de l’euro. L’Europe doit imposer l’euro comme la monnaie pour toute ses transactions internationale à la place du dollar. Il est inconcevable que les ventes des produits Européens (AIRBUS, SIEMENS, FRAMATOME,...) se fassent en dollars, restant ainsi soumis au bon vouloir des banques étrangères. L'UDI veut une Europe puissante et l’euro doit être l’instrument de cette puissance.


Christophe Grudler (Belfort)- 20e sur la liste LREM-MoDEM

Oui ! L’ euro est une réussite qui a apporté de la protection aux Français. Même le principal parti extrémiste en reconnait aujourd’hui les bienfaits, après avoir affirmé le contraire pendant des années... Avec l’euro, nous avons une monnaie forte qui protège le pouvoir d’achat face à l’inflation et apporte de la stabilité aux entreprises. De plus, l’euro est un instrument de souveraineté et de puissance dans le monde face aux autres grandes monnaies comme le dollar, le yuan ou encore jusqu’à aujourd’hui la livre sterling.


Clémentine Vasquez (Jura) - 42e sur la liste Génération(s)

Oui, l'Euro est utile. Utile car il garantit un marché stable à nos agriculteurs et PME, et leur permet d’exporter dans la zone euro sans être affectés par le cours des changes. Utile car sans monnaie commune, impossible d’harmoniser la fiscalité des entreprises au sein de l’UE et donc de mettre fin au dumping fiscal (et social qui en découle). Utile car, à terme, nous en ferons une monnaie de référence comme l’est le dollar, pour renforcer la puissance de l'Union européenne. Car seule une Europe forte nous permettra, face aux nations qui ne partagent pas les mêmes ambitions, de défendre nos valeurs sur le plan international.
 

Aurélien Aramini (Belfort) - 49e sur la liste PCF

Le PCF s'est opposé à tous les traités européens d'intégration libérale capitaliste, dont celui de Maastricht en 1992 qui créait l'euro. L'euro est aujourd'hui mis au service des marchés financiers, et les règles sur le déficit budgétaire sont un verrou qui empêche de répondre aux défis de l'emploi et de l'environnement. Pour autant, nous ne proposons pas la sortie de l'euro, qui conduirait à une surenchère à la dévaluation entre pays européens pour être plus compétitif. Dans cette guerre économique, il n'y aurait plus de perspective de progrès social et le terreau idéal pour l’extrême-droite. Mais nous proposons de changer le fonctionnement de l'euro, en faisant de la banque centrale européenne l'outil de financement des services publics, de l'emploi et de la transition écologique.
 

Anna Maillard (Doubs) - 38e sur la liste Europe Ecologie - Les Verts

Oui, une monnaie commune à 512 millions d’habitants donne de la stabilité à toutes les économies nationales concernées. L’Euro permet de peser face au dollar ; monnaie dont le pays émetteur, les USA, n’hésite pas à orienter à sa faveur. Les écologistes proposent de créer un droit imprescriptible à l’euro pour tous les peuples d’Europe, contre le chantage à l’euro dont ont été victimes certains pays, dont la Grèce, qui a été contrainte à se soumettre à la politique d’austérité sous peine d’être coupée des refinancements de la BCE et de voir son système bancaire s’écrouler complètement. L’euro est notre monnaie commune et ne saurait être utilisé ainsi.
 

Myriam Elyassa (Doubs) - 13e sur la liste Place Publique PS

Plus aucun parti ne conteste le rôle de l'euro. Pour un euro plus utile, nous créerons un budget de la zone euro qui jouera le rôle de stabilisateur macroéconomique. Il permettra de préserver les systèmes de protection sociale et les politiques publiques essentielles dans les pays les plus fortement touchés par les crises.


Marie-Laure Dalphin (Doubs) - 36e sur la liste Les Républicains 

La France est un pays marqué par une dette et un déficit publics catastrophique Nous devons défendre l ‘euro afin de protéger les français et les européens. Nous devons préserver l’épargne et le pouvoir d’achat des français. Sortir de l’euro mettrait gravement en danger nos entreprises et nos emplois. L’euro est la 2ème monnaie mondiale utilisée dans près de 40% des échanges internationaux. La sortie de l’euro serait suicidaire, dangereuse pour notre pays, pour le pouvoir d’achat des français, pour notre compétitivité, pour nos emplois. Être conquérant, c’est affirmer le rôle international de l’euro comme alternative au dollar. Nous voulons que les accords commerciaux négociés par l’Union Européenne contiennent des clauses obligeant les échanges en euro.


Catherine Hervieu (Côte d'Or) - 20e sur la liste Europe Ecologie - Les Verts

L'euro est notre monnaie commune participant à la construction de l'UE, espace essentiel pour la transition écologique. Le chantage à l'euro pour certains pays, dont la Grèce, ne contribue pas à la consolidation de l'UE. Notre monnaie commune facilite les conditions pour tendre vers des harmonisations fiscales et salariales au sein de l'Union dont le chemin reste à faire. Il y a surtout la question de la financiarisation de l'économie (l'agriculture par ex) dont la crise de 2008 et ses conséquences ont impacté les habitants les plus fragiles de l'UE. Il faut une nouvelle gouvernance économique et monétaire, remettre la finance au service de l'économie réelle et de la transition écologique, lutter contre les paradis fiscaux et l'évasion fiscale dans chaque pays et au sein de l'UE.
 

Gabriel Amard (Jura) - 8e sur la liste France Insoumise

Ce n’est pas la bonne question. Il faut surtout refuser le gouvernement austéritaire de la zone euro et l’indépendance de la Banque Centrale Européenne qui agit sans contrôle démocratique. La tutelle imposée par la troïka ne doit pas devenir le mode de fonctionnement normal de l’eurozone, au contraire il faut transformer l’euro pour le mettre au service de l’emploi et de la transition écologique et la BCE doit rendre des comptes démocratiques. Il faut également modifier ses missions et ses statuts afin qu’elle ne puisse plus contraindre des États en leur coupant l’accès aux liquidités, mais qu’au contraire elle les aide en autorisant le rachat de dette publique directement par aux États et aux banques publiques d’investissement.


Jacqueline Ferrari (Jura) - 55e sur la liste LREM-MoDEM

OUi, grandement face au Dollar et au Yen, on parle maintenant d’égal à égal. L’euro est la 2ème monnaie au monde avec 27 pour cent de réserves mondiales.c’est une référence mondiale pour faciliter la vie des entreprises et avoir une attractivité planétaire. L’Euro donne quand même accès à un gigantesque marché de 19 pays, elle permet une forme de solidité de fonctionnement, une assurance. (Il y a une faible inflation, et la banque centrale européenne est heureusement pas soumise aux intérêts politiques). L’épargne est mieux protégée qu’avant. Les coûts liés aux intérêts de la dette publique ont baissé.


Marc Mantovani (Doubs) - 49e sur la liste Debout la France 

L’euro survivra si les Etats-nations contrôlent enfin démocratiquement la Banque Centrale Européenne pour mettre la monnaie commune au service d’une relance du pouvoir d’achat, d’une croissance durable et de l’emploi. Ainsi, l’euro pourra être utile aux peuples, aux artisans, aux commerçants et aux PME plutôt qu’aux financiers. L’euro doit protéger l’épargne des Français. Il faut donc séparer les banques des particuliers et des entreprises des banques d’affaires qui jouent au casino sur les marchés financiers. En investissant au contraire dans l’économie réelle nationale et locale, nous pourrons accompagner la croissance des entreprises françaises tout en garantissant un taux d’intérêt supérieur à l’inflation.
 

Catherine Maudet (Yonne) - 18e sur la liste UDI

Oui. Sans l'Europe, notre dette publique exploserait en raison de la dévaluation du franc qui suivrait et le prix de nos importations flamberait. Quand le Rassemblement National propose le retour au franc avec 25% de dévaluation dans son projet présidentiel, cela signifie que le prix de l'essence à la pompe passerait du jour au lendemain de 1,6 euros à 1,97 !
 

Yannick Chartier (Nièvre) - 51e sur la liste UDI

Oui. Sans l'Europe, notre dette publique exploserait en raison de la dévaluation du franc qui suivrait et le prix de nos importations flamberait. Quand le Front National propose le retour au franc avec 25% de dévaluation dans son projet présidentiel, cela signifie que le prix de l'essence à la pompe passerait du jour au lendemain de 1,6 euros à 1,97 !


Vous ne trouvez pas la réponse d'un candidat ? C'est qu'il ne nous a pas encore répondu, on n'a pas souhaité répondre à notre question.


Les 5 thèmes sur lesquels France 3 questionne les candidats

  • La PAC tue-t-elle l’agriculture ?
  • L’Europe peut-elle sauver la planète ?
  • L'Euro est-il utile ?
  • Y a-t-il de la place pour les migrants en Europe ?
  • Le Brexit est-il une catastrophe pour l'Union européenne ?

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