"J’ai pu me tenir debout, marcher à nouveau", le combat de Jeanne, 19 ans face à la maladie de Lyme

Il y a deux ans et demi, Jeanne Salvi apprend qu’elle est atteinte de la maladie de Lyme, une infection transmise par les piqûres de tiques. Depuis plusieurs mois, elle suit un parcours de soins en Allemagne. Elle revient cette nouvelle étape franchie.

Ses proches se sont relayés pour être à ses côtés. En mars, Jeanne Salvi a passé cinq semaines dans une clinique en Allemagne à Augsbourg, à plus de 500 kilomètres de chez elle.

Un parcours de soins fait de perfusions et de séances de rééducation "pour remettre le corps en route", dit Jeanne, qui souffre d’une forme grave de la maladie de Lyme, une neuroborréliose chronique. "Le traitement combiné à un travail physiologique, m’a permis de faire des progrès.  Il a fallu que je réapprenne à marcher, à poser les pieds par terre", détaille Jeanne, qui ne pouvait alors plus marcher, ni bouger son bras gauche, ni lire, ni écrire.

"Quand je suis rentrée chez moi, j’ai pu à nouveau me tenir debout. Je ne pouvais pas marcher plus de 20 à 50 mètres mais pour moi c’était déjà énorme. J’ai aussi pu relire un livre".

Après cinq semaines de soins, Jeanne a réussi à quitter son fauteuil. "Quand je suis rentrée chez moi, j’ai pu à nouveau me tenir debout. Je ne pouvais pas marcher plus de 20 à 50 mètres mais pour moi c’était déjà énorme. J’ai aussi pu relire un livre". Mais Jeanne a aussi connu des rechutes. "Les progrès se font par pallier. J’ai eu des complications au niveau du cœur, on a dû réadapter le traitement. En novembre des symptômes sont revenus, j’avais à nouveau des crises d’épilepsie, un partie du traitement a été à nouveau modifié."

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Originaire de Mouthe dans le Doubs, la jeune femme de 19 ans, a pris une nouvelle fois sa plume pour parler de son combat contre la maladie de Lyme. Dans une vidéo publiée en décembre sur les réseaux sociaux, Jeanne Salvi se confie sur ses hauts et ses bas.  "J’aime beaucoup écrire, j’avais envie de retracer toute cette année. C’est important de voir dans quel état j’étais et de voir ce que j’ai appris. Même si parfois c’est très dur, il y a toujours une leçon, et aussi de belles rencontres", raconte-t-elle.

Jeanne se rendra prochainement dans un centre de rééducation, "ça devrait m’aider à avancer plus vite". Elle poursuit également les soins au sein de la clinique allemande "j’ai des prises de sang régulières en Allemagne pour suivre l’évolution de la maladie. En fonction des résultats, mon traitement est adapté."

Et puis, elle garde en tête la volonté de reprendre ses études qu’elle a dû mettre entre parenthèses. Jeanne suivait à Besançon un DUT en gestion des entreprises. "J’espère reprendre en septembre prochain", glisse-t-elle.

Rencontrer d’autres malades et se soutenir mutuellement, c’est aussi son quotidien. Jeanne s’est investie auprès de l’association Lympact. "Beaucoup de malades m’ont contacté et j’ai partagé avec eux mon expérience." Si elle avait un conseil à donner ? Se faire diagnostiquer et traiter le plus rapidement possible, puis garder espoir tout le temps, être bien entouré si c’est possible, et toujours regarder la lumière au bout du tunnel."   

  

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