Législatives 2022 : un candidat RN de Haute-Saône insulté et violenté en pleine campagne

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Écrit par Vanessa Hirson

Antoine Villedieu, délégué du Rassemblement National en Haute-Saône et candidat aux législatives dans la 1ère circonscription, a porté plainte contre le président d’une association de pêche après dit-il, avoir été insulté et violenté.

Antoine Villedieu aime la pêche, il s’y rend de temps en temps quand son planning lui libère quelques créneaux. Alors c’est en toute logique, et aussi en toute logique de campagne électorale, que le candidat au Rassemblement National dans la 1ère circonscription de la Haute-Saône, s’est rendu à la fête Nationale de la Pêche.

L’événement organisé ce dimanche 5 juin à Ormoy en Haute-Saône par l’association AAPMA se voulait être festive. Elle a tourné au vinaigre selon le candidat. « J’étais là depuis une heure, je discutais avec le maire, les membres du bureau de pêche, le vice-président que j’avais déjà côtoyé auparavant et puis je pars saluer le président monsieur Maujean et là, il me prend à parti. Il me dit que je n’ai pas à être là, qu’il est Alsacien et qu’il n’aime pas les communes dirigées par le RN parce que le parti organise la fête du cochon » rapporte Antoine Villedieu, le candidat RN dans la 1ère circonscription de Haute-Saône.

« Je le regarde médusé, je ne comprends pas ce qui se passe, ce qu’il dit, il est très violent dans ses propos, son ton est ultra menaçant aussi. Et puis il saisit le col de ma chemise, il la tourne pour m’étrangler. Il me donne également deux coups de poing au niveau de la tête et il me lance "je vais te balancer à l’eau" ».

6 jours d'ITT et des marques de strangulation

Antoine Villedieu apprécie la pêche mais encore plus la boxe qu’il pratique à un niveau professionnel. Le « takedown » il connait, pourtant il explique avoir préféré le « self contrôle » et s'est rendu à la gendarmerie pour déposer plainte. Six jours d’ITT, interruption temporaire de travail lui ont été prescrits par le généraliste.

« Aujourd’hui j’ai des marques circulaires au cou et des problèmes de déglutition. On a le droit de ne pas être d’accord mais pas au point de violenter » analyse le candidat avant de poursuivre : « En cette période électorale où de nombreux actes contre des candidats se produisent, je condamne fermement ce coup de sang de Monsieur Maujean à mon encontre. Il est temps que le débat démocratique et la campagne électorale puissent se tenir dans des conditions sereines et loyales ».

Contacté par France 3 Franche-Comté, l'agresseur présumé reconnait les faits. Il nous indique qu’il s’expliquera devant la gendarmerie.