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Maintien en liberté de l'anesthésiste de Besançon : le parquet général se pourvoit en cassation

Randall Schwerdorffer et Frédéric Péchier, devant le tribunal de Besançon. / © Guillaume Georges/MaxPPP
Randall Schwerdorffer et Frédéric Péchier, devant le tribunal de Besançon. / © Guillaume Georges/MaxPPP

Les familles veulent faire annuler le maintien en liberté de Frédéric Péchier, suite aux révélations de soupçons de collusion entre un magistrat et l'un des avocats de l'anesthésiste. Le parquet général va poursuivre la procédure en cassation annonce une source judiciaire.

Par France 3 Franche-Comté

Le parquet général a décidé ce lundi de se pourvoir en cassation contre la décision de la cour d'appel de Besançon qui a laissé en liberté sous contrôle judiciaire le Dr Frédéric Péchier, soupçonné de 24 empoisonnements, a indiqué une source judiciaire. 

Le parquet dispose désormais "d'un mois pour rédiger le mémoire" qui détaillera les motifs de ce pourvoi, vivement souhaité par les parties civiles. La chambre d'instruction de la cour d'appel de Besançon avait le 12 juin confirmé le placement sous contrôle judiciaire du médecin, le laissant en liberté.


"C'est une excellente nouvelle" pour les parties civiles


​​​​​​​"C'est une excellente nouvelle", s'est félicité Me Frédéric Berna, l'un des avocats des parties civiles qui "compte sur le parquet général pour convaincre la cour de casser cet arrêt", rendu mercredi dernier par la chambre de l'instruction."C'était important pour les victimes de sentir qu'on n'allait pas laisser passer ce genre de comportement" estime l'avocat.  Selon ce dernier, des "soupçons de partialité" pèsent sur cette dernière décision, du fait d'un soupçon de "connivence" entre le président de la chambre de l'instruction, qui a rendu la décision en appel, et des avocats de la défense.
 
"Cela ne me dérange pas qu'il y ait une 5e ou une 6e audience, certains sont prêts à tout pour que le Docteur Péchier aille en prison", a réagi l'un des avocats de Frédéric Péchier, Me Randall Schwerdorffer.


Des soupçons de connivence entre l'avocat de la défense et le président de la chambre de l'instruction 


En fin de semaine de nouveaux rebondissements ont émaillé l'affaire. Frédéric Péchier, anesthésiste soupçonné de multiples empoisonnements a-t-il bénéficié d'un traitement de faveur concernant une potentielle mise en détention, à laquelle il a échappé ? Un journaliste le pense, et les familles veulent faire annuler le maintien en liberté de l'anesthésiste suite à ces révélations. 

Aziz Zemouri, journaliste pour le magazine Le Point, interroge via son compte Twitter : "Les avocats de Frédéric Péchier entretiennent-ils des relations "fraternelles" avec le président de la Chambre de l'instruction de la cour d'appel qui vient de confirmer le 12 juin le maintien en liberté du médecin ?".

Le journaliste parisien s'appuie notamment sur des textos du docteur Péchier, datant de 2017, alors que ce dernier était déjà pointé du doigt concernant 7 empoisonnements. Selon Aziz Zemouri, Frédéric Péchier écrit que son avocat Me Randall Schwerdorffer a déjeuné "avec notre Président actuel... Peut-être font ils partie de la même confrérie". Plus tard, dans un autre sms le docteur précise à sa femme que l'un de ses avocats discute régulièrement avec Gilles Raguin, président de la chambre d'instruction de Besançon.
 

Dans un enregistrement téléphonique consulté par le journaliste du Point, le docteur Péchier ajoute : "Je vais devenir franc-maçon parce que ça marche vachement bien il paraît, franc-maçon. Franc-maçon c'est un très bon truc pour éviter les problèmes."

De son côté, Randall Schwerdorffer ne décolère pas même s'il confirme son appartenance à une loge maçonnique. "Je n'entretiens pas de relation avec le président Gilles Raguin hors d'un cadre professionnel" explique l'avocat spécialiste des affaires médiatisées. "Ceux qui veulent jeter le discrédit sur cette décision (ndlr, de non mise en détention du Dr Péchier) le font pour manipuler cette procédure d'une façon ignoble et délirante" a-t-il ajouté dans les colonnes de l'Est Républicain. 
 

"Si nous avions eu ces écoutes à temps, nous aurions demandé la récusation du président de la chambre de l’instruction" a quant a elle regretté Me Stéphane Giuranna, l’un des avocats de victimes. 
 

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