Greenpeace France porte plainte contre Perrine Goulet pour incitation au meurtre

Un militant brandi une banderole sur le dôme de protection du réacteur numéro un de la centrale / © Greenpeace
Un militant brandi une banderole sur le dôme de protection du réacteur numéro un de la centrale / © Greenpeace

Perrine Goulet, députée de la 1re circonscription de la Nièvre, a demandé au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’il ne fallait pas “tirer” en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire. L'association Greenpeace France a décidé de porter plainte. 

Par B.L.

Les faits remontent au 22 mars 2018, lors d’une session de la commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires. Perrine Goulet a demandé au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’il ne fallait pas "tirer"sans "distinguer" en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire.

"Ces propos sont graves et indignes d’une élue de la République. Suggérer de tirer sur des militants non violents ne résoudra en rien le manque de sécurité dans les centrales nucléaires d’EDF", déclare Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

"Si les militants de Greenpeace se sont introduits à deux reprises dans deux centrales nucléaires en 6 semaines, c’est pour dénoncer les failles de sécurité de ces installations et tout particulièrement des piscines d'entreposage de combustible usé qui sont très mal protégées face au risque d’attaques extérieures. Il s’agit pourtant des bâtiments qui sont le plus chargés de radioactivité dans une centrale nucléaire", conclut le directeur général de Greenpeace France. 

Perrine Goulet : Faut-il "tirer" en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire ?
Perrine Goulet, députée de la 1re circonscription de la Nièvre, a demandé au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’il ne fallait pas « tirer » sur ceux qui tentent de pénétrer dans une centrale nucléaire.  - Le reportage de Rémy Chidaine, Tania Gomes et Aurélien Marone-Missud



"Je n’ai pas dit qu’il fallait tuer les militants de Greenpeace"



"En aucun cas, je n’ai dit qu’il fallait tuer les militants de Greenpeace", assure Perrine Goulet.

"J’ai peut-être eu mal tourné ma phrase. Le mot "tirer" pour moi n’était pas tirer pour tuer mais tirer dans les jambes par exemple, comme ça se fait aux Etats-Unis. C’était une proposition. On est dans une commission, on fait des suggestions, ce n’est pas un projet de loi. C’était dans un questionnement au ministre de l’Intérieur", a déclaré Perrine Goulet à France 3 Bourgogne.



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