Grève SNCF : comment évolue la mobilisation en Bourgogne-Franche-Comté ?

Illustration. / © MaxPPP
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Ce lundi, le nombre de grévistes en Bourgogne-Franche-Comté repart à la hausse. Comme ailleurs en France, les syndicats ont appelé à un lundi "sans trains et sans cheminots" et ça se ressent effectivement sur le nombre de trains en circulation.

Par Matti Faye et AFP

La journée s'annonce "très difficile" à la SNCF, de l'aveu même de la direction. Pour peser sur un gouvernement inflexible, les cheminots sont appelés par les syndicats à un lundi "sans trains et sans cheminots" et à voter pour ou contre la réforme ferroviaire.

Des trains circulent ce lundi, au 18ème jour de grève depuis début avril, mais la direction de la SNCF a noté "un sursaut de mobilisation" et annoncé une "trafic très perturbé" avec, en moyenne, un TGV, TER sur trois et un Intercités sur cinq au niveau national.

Dans la région, il est prévu ce lundi 14 mai un TER sur 7 et un TGV sur 3. Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous, la situation est moins bonne qu'il y a quelques jours. Le sursaut de mobilisation, annoncé par les syndicats, est donc bien là.


Une "vot'action" lancée

Unis depuis le début de la contestation, les syndicats CGT, Unsa, SUD et CFDT ont aussi décidé de lancer une consultation auprès des 147 000 salariés de la SNCF, après neuf séquences de deux jours de grève sur cinq.

Baptisée "vot'action", elle s'est ouverte ce lundi à 10h et prendra fin le 21 mai à la même heure, quelques jours avant l'examen de la réforme au Sénat.

Chaque agent en activité est invité à dire s'il est "pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement" qui reste inflexible sur trois points : l'ouverture à la concurrence, la fin de l'embauche au statut et la transformation de la SNCF en société anonyme à capitaux publics.

Cette consultation n'a aucune valeur juridique –"aucune légitimité" pour le patron de la SNCF Guillaume Pepy–, mais les syndicats y voient une nouvelle "modalité d'action" pour "entrer en contact avec les cheminots", selon Sébastien Mariani de la CFDT-Cheminots.

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