Gueugnon : l'usine Aperam sommée de respecter la loi

La préfecture de Saône-et-Loire a une nouvelle fois dans sa ligne de mire l'usine Aperam de Gueugnon. Après plusieurs rappels au respect de l'environnement cette fois, ce sont des astreintes financières.
La préfecture de Saône-et-Loire vient de mettre en demeure Aperam, à Gueugnon.
La préfecture de Saône-et-Loire vient de mettre en demeure Aperam, à Gueugnon. © Anthony Borlot / France 3 Bourgogne
Entre les forges de Gueugnon et l'Arroux, c'est une vieille histoire de 300 ans. Le fabricant d'acier a besoin d'eau en grande quantité pour sa production. L'eau est ensuite traitée avant d'être restituée à la rivière.

Avec les sécheresses à répétition, ces rejets inquiètent les pouvoirs publics. Deux arrêtés préfectoraux datés du 29 septembre mettent en demeure Aperam. L'entreprise de Gueugnon doit fournir une étude détaillée de son impact environnemental et nettoyer ses bassins de rétention.
 

Astreinte de 1 500 euros par jour

Pour Sylvain Rameau, secrétaire CGT chez Aperam, ce n'est pas vraiment une surprise. "Il y a déjà eu un précédent arrêté le 12 juin 2020 qui rappelait à la direction ses obligations du mois de septembre 2019. Sortant d'un épisode de sécheresse sévère avec l'Arroux, la Dreal [Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement] avait demandé à la direction de faire une étude technico-commerciale avant le mois de mai 2020 pour justement anticiper une éventuelle sécheresse 2020. Chose que la direction n'a pas réalisé."
 
© Anthony Borlot / France 3 Bourgogne

Nous avons rencontré la direction de l'entreprise, mais elle n'a pas souhaité s'exprimer face à notre caméra. Elle nous indique avoir prévenu les services de la Dreal, le gendarme de l'eau, de retard dans les travaux demandés. 

Elle annonce cependant vouloir tenir les délais fixés par les deux arrêtés avant une éventuelle sanction financière. Aperam a maintenant six mois pour présenter aux pouvoirs publics une étude quantifiée des résidus qu'elle rejette dans l'Arroux et deux mois pour nettoyer ses bassins. En cas de manquement, le groupe encourt une amende de 1 500 euros journalières pour chacune de ses obligations.
 
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