Acquitté l'an dernier, Mohamed Moussati vient d'être condamné à 20 ans de prison

Avril 2012 - Les jurés de la cour d'assises de Haute-Saône décident d'acquitter Mohamed Moussati / © France 3 Franche-Comté
Avril 2012 - Les jurés de la cour d'assises de Haute-Saône décident d'acquitter Mohamed Moussati / © France 3 Franche-Comté

A Colmar, l'homme était jugé devant la cour d'assises en appel. Pour le meurtre de son ex-petite amie Laura Juif en mai 2009 à Luxeuil-Les-Bains. 

Par Sophie Courageot

L'avocat général avait requis hier 20 ans de prison à l'encontre de l'accusé. 

Vers un pourvoi en cassation


L'avocat de Mohamed Moussati annonce ce matin qu'il va déposer un pourvoi en cassation. Pour maître Patrick Uzan, une nouvelle fois, la cour a trouvé un coupable par défaut. Selon lui, "il n'y a aucune preuve matérielle".
Hier soir vers 22 heures à l'énoncé du verdict, Mohamed Moussati a hurlé dans les box des accusés. "Je suis innocent" a t-il répété.
Le Haut-Saônois retrouve donc la prison. Il y a déjà été incarcéré en détention provisoire pendant près de trois ans. 

Pour la famille de la victime, "on a le sentiment que la justice est enfin passée" explique Maître Franck Gardien, avocat à Avignon. Selon lui, "délocaliser ce procès était une nécessité pour rendre la justice dans des conditions plus sereines". 

4 jours pour un nouveau procès 


Depuis lundi, Mohamed Moussati doit faire face à un nouveau procès devant la cour d'assises à Colmar. Il a été acquitté par la cour d'assises de Haute-Saône en avril 2012. Le parquet avait fait appel. 

Mai 2009, le corps de Laura Juif, 20 ans est retrouvé dans son appartement. Les pompiers sont appelés au départ pour un incendie. Les enquêteurs découvrent un corps qui porte des coups de couteau. L'ancien petit ami de la victime est soupçonné

Mohamed Moussati a toujours nié les faits. Les preuves matérielles ont fait défaut lors du premier procès. Des traces ADN retrouvées partiellement sur la couteau qui a poignardé Laura Juif ne sont pas celles du meurtrier présumé. Les témoignages divergent sur sa présence la matin du meurtre. 

A Colmar, la personnalité de l'accusé, et la journée du meurtre ont de nouveau été étudiés par la cour.
L'avocat de la victime a pointé la face sombre de Mohamed Moussati. Un homme décrit comme violent, peu respectueux de ses conquêtes féminines.

Pour l'avocat de la défense, Maître Patrick Uzan, cela ne suffit pas. S'il y a des indices, des interprétations qui font de Moussati le coupable idéal, cela ne suffit pas à condamner un homme.

Pour ce nouveau procès, les jurés sont au nombre de neuf au lieu de six précédemment à décider de l'avenir du Haut-Saônois.


 

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