Haute-Saône : une trentaine de chiens maltraités secourus par la SPA et les gendarmes

A La Roche-Morey et Fleurey-lès-Lavoncourt, en Haute-Saône, les gendarmes et les agents de la SPA de Paris ont secouru 32 chiens, vivant dans des conditions insalubres. Cette opération fait suite à des plaintes de riverains, en raison de nuisances sonores.

La trentaine de chiens a été retrouvé en malnutrition, et déshydratés.
La trentaine de chiens a été retrouvé en malnutrition, et déshydratés. © Page Facebook Gendarmerie du Doubs / DR

A l’ouverture de la porte, des canidés brinquebalant dans l’obscurité. Dans une maison, aux murs délabrés, dix-huit chiens logeaient dans des conditions déplorables. Certains étaient même enfermés dans le noir. Quelques kilomètres plus loin, à Fleurey-lès-Lavoncourt, quatorze autres animaux ont été saisis. En tout, ce sont donc trente-deux chiens qui ont été récupérés par les gendarmes et la SPA, vendredi 15 janvier. Des malinois, des bergers allemands, des staffs en malnutrition, certains déshydratés, et tous criblés de tiques. Deux frères, âgés de 24 et 27 ans, sont mis en cause.

Des aboiements vifs résonnaient au-delà du domicile des deux hommes à La Roche-Morey. L’intervention fait suite à des plaintes pour nuisances sonores, déposées plusieurs mois auparavant par des riverains et par le maire de la commune. D’après L’Est Républicain, une altercation était même survenue l’été dernier, entre les deux propriétaires et un voisin, au sujet de l’agressivité de leurs chiens. Le voisin avait alors obtenu une incapacité totale de travail, inférieure à huit jours. A cette occasion, les gendarmes avaient pu constater la quinzaine de chiens entreposée dans la maison. A la suite de cette échauffourée, une pétition avait été lancée par une vingtaine de personnes.

Garde à vue pour les deux hommes

Vendredi 15 janvier, plusieurs camions de la SPA sont descendus depuis Paris pour prendre en charge les animaux. Sur place, ils étaient accompagnés des services vétérinaires de Haute-Saône. Une trentaine de gendarmes issue de différentes unités ont été mobilisés pour saisir les chiens. Parmi les effectifs, la plupart des agents venaient de la communauté de brigades de Jussey, et également de la gendarmerie de Vesoul et de Montbéliard. Trois maîtres-chiens, équipés de combinaison, étaient même arrivés de Valdahon dans le Doubs.

Les chiens seront placés dans plusieurs refuges de la SPA. Quant aux deux frères, ils ont été placés en garde à vue vendredi 15 janvier à Jussey, pour les violences de l’été dernier, et aussi pour « sévices graves et actes de cruauté envers des animaux domestiques ». Ils seront convoqués ultérieurement par le tribunal judiciaire de Vesoul.

 

 

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