Vesoul : après la chute d’un enfant du 5è étage, les interrogations

A l'école élémentaire Pablo Picasso de Vesoul, où le jeune garçon était scolarisé, une cellule de soutien psychologique a été mise en place. / © France 3
A l'école élémentaire Pablo Picasso de Vesoul, où le jeune garçon était scolarisé, une cellule de soutien psychologique a été mise en place. / © France 3

Un garçon de 11 ans s’est jeté du 5e étage d’un immeuble, lundi à Vesoul. Opéré ce mercredi, il est hospitalisé à Besançon et présente une fracture au dos, d’un bras et d’une jambe. Son pronostic vital n’est pas engagé.

Par P.S.

Comment un enfant de 11 ans a pu décider de se jeter du 5ème étage d’un immeuble pour mettre fin à ses jours ?

« Il n'y a pas d'enquête judiciaire en cours, mais on essaye de comprendre », explique le procureur de la République de la Haute-Saône, Emmanuel Dupic.

Avant son geste, le garçon, élève en CM2 à l’école Picasso de Vesoul a laissé une lettre. « Les premiers éléments font apparaître qu’il est élevé par une maman qui est seule, déjà mère de cinq enfants. L’écrit qu’il a  laissé semble indiquer une difficulté dans cette relation », précise Emmanuel Dupic.
Vesoul : après la chute d’un enfant du 5è étage, les interrogations
Intervenants : Liliane Menissier, inspectrice d'académie de la Haute-Saône // Alain Chrétien Maire de Vesoul (Agir - La Droite constructive) // Emmanuel Dupic, Procureur de la République de Vesoul

Mal être

La thèse du harcèlement scolaire, évoquée ça et là, n’est pas privilégiée : « en aucun cas il n’y a des éléments relatifs à des différends scolaires qui expliqueraient son geste. Il semblerait au contraire que l’institution scolaire avait entendu ce jeune garçon, notamment suite à des épisodes de violence dont il était l’auteur. Il semble qu’un mal être ait déjà été repéré par l’éducation nationale », poursuit le procureur.

A l’école Pablo Picasso, une cellule d’écoute et de soutien psychologique a été mise en place. Un médecin, une psychologue et une infirmière assurent la prise en charge des élèves, les parents et l’ensemble de la communauté psychologique qui le souhaite.

La mère du jeune garçon est à son chevet, il restera suivi à l’hôpital de Besançon pendant une dizaine de jours. Un juge des enfants va être saisi pour assurer une assistance éducative. 

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