Journée de mobilisation le 6 février contre les réformes dans l'éducation nationale

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Le 6 février 2018 plusieurs organisations syndicales appellent à une mobilisation nationale contre la réforme du collège, le livret scolaire unique, et les projets de réforme du baccalauréat. 

Par AFP + CN

Une intersyndicale appelle à une manifestation  pour défiler le 6 février à Paris, à partir de l4 heures du jardin du Luxembourg jusqu'au ministère de l'éducation.

Le Snesup-FSU (premier syndicat chez les enseignants du supérieur), l'UNEF (organisation étudiante), FNEC FP-FOFERC CGT,  Solidaires étudiant-e-s,  l'UNL et le SGL (syndicats lycéens), les syndicats , la CGTSUD Education,  et d'autres réclament le retrait du projet de loi sur les nouvelles modalités d'accès à l'université, traduites dans la plateforme d'inscription Parcoursup (qui a succédé à APB). Ils refusent notamment l'instauration d'une sélection à l'entrée de l'université :  les bacheliers doivent pouvoir accès aux établissements de leurs choix dans l'enseignement supérieur.

Ils s'érigent aussi contre le projet du nouveau baccalauréat, dont la réforme doit être annoncée le 14 février et sont opposés à l'instauration de" blocs de compétences". 

Mardi dernier, plusieurs milliers de manifestants avaient déjà défilé dans toute la France. "Cette première date a bien montré le mécontentement des étudiants, le gouvernement doit l'entendre, la loi (sur la réforme d'entrée à l'université) n'est pas encore votée", a indiqué à Lilâ le Bas, présidente de l'Unef. "Après cette première étape, il s'agit maintenant de poursuivre et d'amplifier la mobilisation", écrit aussi le Snesup.

L'intersyndicale appelle mardi les personnels du supérieur, du second degré, lycéens, et étudiants à participer à une grève et une mobilisation nationale, à organiser des assemblées générales dans les universités, les collèges et les lycées.

A Paris, le défilé partira dès 14 heures du Luxembourg en direction du ministère de l'Education. D'autres manifestations sont prévues dans plusieurs villes de France, comme Toulouse ou Strasbourg.

Des assemblées générales se tiendront dans plusieurs universités, comme Paris I, Paris IV, Paris VIII ou Paris XIII.

"L'appel à la grève dans le second degré est lié à la fois à la contestation de la réforme du bac et de la loi sur l'université et aux questions d'effectifs, puisque les postes vont diminuer à la rentrée 2018 alors que les effectifs augmenteront", a expliqué Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU, premier syndicat des enseignants du secondaire.

Des préavis de grève ont aussi été déposés dans le premier degré pour protester contre "l'insuffisance des postes prévus pour la rentrée 2018".







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