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Châtel-de-joux : la scierie Grandpierre cherche un nouveau terrain

Il y a plus d'un mois, la scierie Grandpierre partait en fumée. Plus de 8 000 m2 dévorés par les flammes. Aujourd'hui, Gilles Grandpierre, le propriétaire, veut se relever : il cherche donc un nouveau site pour sa prochaine scierie.
A la une du progrès ce matin, on pouvait lire cette annonce un peu particulière : " scierie détruite par un incendie recherche où s'installer pour sa renaissance".

Gilles Grandpierre est un battant. Après que sa scierie ait été entièrement ravagée par les flammes le 20 juillet dernier, l'entrepreneur pense déjà à demain. Il faut aujourd'hui reconstruire et assurer à sa vingtaine de salariés un futur et à sa clientèle, une sécurité.
Mais pas question d'ériger la nouvelle usine à l'endroit même de l'incendie "reconstruire à côté d'une colonie de vacances c'est rédhibitoire" explique le propriétaire. Cela faisait plus de 50 ans que la colonie et la scierie étaient installées côte à côte.Trop dangereux selon Gilles Grandpierre.

Pourtant, ce n'est pas sans une certaine émotion que l'entrepreneur quitte ce lieu niché au coeur du parc naturel du Haut-Jura. Avec cet incendie, c'est une partie du patrimoine qui s'est effacée. La scierie avait été construite en 1911: "L'endroit me plaisait énormément. Je vais abandonner ce lieu. Sentimentalement c'est important. Mais d'un point de vue entrepreneurial, ce n'est plus possible" rétorque le chef d'entreprise. 

Plusieurs propositions

Gilles Granpierre s'est donc lancé à la recherche de l'emplacement idéal pour ses futurs projets. Un emplacement qui devra répondre à quelques critères " la nouvelle scierie devra se situer dans le Haut-Jura dans une commune où les habitants sont prêts à nous accueillir. Le lieu doit aussi bénéficier d'une superficie d'au moins trois hectares (avec une extension possible pour 5 hectares) et enfin permettre l'accès aux camions et aux grumiers". Un appel d'offre lancé aux communautés de communes alentours. Et depuis le début du mois d'août, Gilles Grandpierre a reçu de nombreuses propositions : "les jeux ne sont pas faits. Les propositions sont superbes. Au téléphone, ça n'arrête pas !" s'exclame le propriétaire. Une chose est sûre, Gilles Grandpierre reste très attaché au Haut-Jura. Il souhaite ainsi continuer à traiter du bois haut de gamme.

Assurer la pérennité de l'entreprise

Mais comme, il le répète, rien n'est encore fait, il faut rester prudent : "mon premier soucis, c'est d'avoir tous les éléments pour prendre une décision et savoir si je donne suite à une reconstruction." Un tel projet pourrait coûter entre 10 et 15 millions d'euros.
En attendant, la scierie annexe située à Etival à quelques kilomètres de Châtel-de-Joux continue de tourner. Des remises aux normes sont effectuées pour permettre à l'usine de fonctionner correctement. La vingtaine de salariés pourra ainsi continuer à travailler, partiellement du moins...

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