Covid-19 : Dans le Jura, voici comment un laboratoire traque désormais les formes de variants

Depuis le 4 février, le laboratoire Medylis à Lons-Le-Saunier est en capacité d’identifier quels variants sont présents dans le département du Jura dans les tests positifs.

Détecter les variants du covid pour freiner au mieux l'épidémie.
Détecter les variants du covid pour freiner au mieux l'épidémie. © Hugues Perret - France Télévisions

Criblage. Un nouveau mot que vous allez vite dompter. C’est cette opération qui permet dans les laboratoires et hôpitaux de savoir si une personne positive au Covid-19 est infectée par une forme nouvelle du variant, plus contagieuse.

Trois formes de variants sont présentes actuellement en France, le fameux variant britannique, le variant sud-africain, le variant brésilien.

Le laboratoire Médilys est doté désormais des produits réactifs qui permettent de révéler et identifier la présence d’un variant. Tous les tests PCR positifs sont analysés une deuxième fois. Une longue manipulation de tubes dans des machines, et le résultat final s’affiche sur un ordinateur. Selon les courbes de l'analyse, le laboratoire est en capacité de dire quel variant est présent. Les données sont communiquées à Santé Publique France et l’Agence Régionale de Santé.

Diagnostic : variant anglais (la courbe verte) pour ce patient
Diagnostic : variant anglais (la courbe verte) pour ce patient © Hugues Perret - France Télévisions


“Depuis le 4 février, sur 550 tests PCR criblage faits dans le Jura, on a 10% de positifs sur le variant anglais la semaine dernière, 15 % sur les deux premiers jours de cette semaine, et en tout 6 PCR positifs aux variant sud-africain et brésilien” explique Sylvain Millet, biologiste.

“On voit une légère augmentation du variant anglais, mais ce qui est paradoxal, ce que, actuellement, on n’a pas d'augmentation du taux global de positif. Cela stagne voire baisse selon les endroits” note le biologiste. “C’est trop tôt pour dire si c’est un bon signe, on n’a pas assez de recul, sachant qu’il y a les vacances scolaires, il faudrait plus de recul” ajoute Sylvain Millet.


Dans son dernier bulletin en date du 5 février, l’Agence Régionale de Santé confirmait la présence de 45 cas de variants dits britanniques et sud-africains dans la région. Tous les départements étaient touchés, à l’exception de la Nièvre. “Ces chiffres restent à interpréter avec précaution : la recherche de variants sur les PCR positives tend à se systématiser, mais ne permet pas encore de disposer d’une image exhaustive de leur diffusion” mettait en garde l’ARS.

Tous les tests PCR positifs sont analysés une seconde fois par la méthode de criblage pour y détecter les variants.
Tous les tests PCR positifs sont analysés une seconde fois par la méthode de criblage pour y détecter les variants. © Hugues Perret - France Télévisions


Un taux d’incidence en baisse dans le Jura


Au 11 février, le taux d’incidence (nombre de nouveaux cas positifs pour 100.000 habitants en une semaine) est de 244,72 contre 201,21 au niveau national. Le taux d’incidence dans le Jura était remonté à 377 le 8 janvier après les vacances de Noël.

En Bourgogne Franche-Comté, malgré la présence des variants, la situation épidémique ne se dégrade pas, elle s’améliore même. On compte 153 malades en réanimation, pour un taux d’occupation de 78,8% qui reste à un haut niveau néanmoins. 1757 personnes sont hospitalisées pour des formes graves de coronavirus covid-19.

À ce jour, 126.126 personnes ont été vaccinées en Bourgogne-Franche-Comté. La région est placée sous couvre-feu depuis le 2 janvier au soir. 


Des variants qui inquiètent dans le département de la Moselle


Dans ce département où se rend ce vendredi 12 février, le ministre de la Santé Olivier Véran,  plus de 300 cas de mutations de variants sud-africains et brésiliens ont été observés "ces quatre derniers jours". 

Le ministre de la Santé s'est inquiété jeudi soir de la situation en Moselle, risquant de mettre à mal la relative stabilité du pays sur le plan épidémiologique."Il nous faut être prêts à agir évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie", a affirmé Olivier Véran lors d'une conférence de presse. 

 

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