La Bourguignonne Carole Couvert cède sa place à la présidence de la CFE-CGC

Carole Couvert avait été élue en avril 2013 à la tête du syndicat des cadres CFE-CGC. Elle est remplacée à partir du mercredi 1er juin 2016 par François Hommeril, qui est ouvertement opposé à la loi travail.

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Pourquoi Carole Couvert quitte-t-elle la présidence ?

Cette ex-salariée de GDF-Suez (devenue Engie) est originaire de Beaune, en Côte d'Or, et réside à Mâcon, en Saône-et-Loire. Sa carrière syndicale a débuté en 2000 : elle est d'abord désignée vice-présidente du syndicat de Côte-d'Or pour sa fédération (énergie), puis présidente, l'année suivante. A partir de là, elle a enchaîné les mandats syndicaux. Carole Couvert avait été élue à la présidence de la centrale des cadres en avril 2013 avec 59,7% des voix.

Après trois ans de mandat, Carole Couvert est poussée vers la sortie par des querelles internes de personnes. Mais, la présidente sortante a annoncé qu’elle n'avait pas l'intention de gêner son successeur dans son travail.

De son côté, François Hommeril, qui est réputé charismatique, envisage de travailler dans la continuité du mandat de Carole Couvert. "Mon objectif est de rassembler", dit-il. 




Qui est le nouveau patron de la CFE-CGC ?

Ce géologue de formation a fait toute sa carrière chez Pechiney (devenu Alteo). Le nouveau patron de la CFE-CGC veut emprunter la voie du "réformisme militant". Le quatrième syndicat français (derrière la CGT, la CFDT et FO) "n'a pas vocation à être un toutou qui salue toutes les réformes".

La confédération n'a pas approuvé le pacte de responsabilité, compliquant ainsi ses relations avec le Medef. Elle a confirmé cette ligne avec son opposition au projet de loi travail, "qui sent le moisi" selon le nouveau président.

François Hommeril est contre la plupart des mesures du texte, dont la primauté de l'accord d'entreprise sur la branche, essence même du projet de loi, mais aussi les accords offensifs, les référendums en entreprise ou la réforme de la médecine du travail.

"Le gouvernement devrait avoir le courage politique de faire marche arrière", dit-il. Le chef de la CFE-CGC appelle l'exécutif à avoir "la sagesse d'accepter de mettre de côté le projet qu'il a fait à l'envers" et de renvoyer "le sujet à la négociation entre les partenaires sociaux, en s'engageant à en accepter le résultat". Pour autant, le syndicat n'appelle pas à manifester, comme la CGT ou FO car ce n'est pas dans les "habitudes" de la centrale des cadres, qui compte 160 000 adhérents.