Mai 1968 : Quand les ouvriers comtois faisaient du cinéma

© France 3 Franche-Comté : Jean-Stéphane Maurice
© France 3 Franche-Comté : Jean-Stéphane Maurice

Mai 68. Mois de lutte. Et d'engagement sous toutes les formes. A Besançon et Sochaux (Doubs), des ouvriers se mettent à réaliser des films. Le groupe Medvedkine et né. 

Par S.C avec Catherine Schulbaum

Ils avaient choisi de s'appeler Groupe Medvedkine, du nom d'un cinéaste soviétique qui allait à la rencontre des populations avec sa caméra. En mai 68, des ouvriers de Besançon et de Sochaux se sont mis à faire du cinéma et à se filmer au travail, au quotidien ou dans leurs luttes. Ils étaient des précurseurs et leur expérience reste unique en France.

Ces ouvriers travaillaient à l'usine textile de la Rhodiacéta à Besançon où à l'usine Peugeot de Sochaux.  Cette utopie d'un cinéma ouvrier a changé la vie de ceux qui ont porté ce projet. 

Tout a commencé en février 67, avec la grande grève de l'usine textile Rhodiacéta.  Le centre populaire de Palente les Orchamps à Besançon (CCPPO) fait appel au cinéaste Chris Marker. Il va venir  filmer le conflit. 

Le cinéma devient militant, les ouvriers filment eux mêmes. L'expérience durera jusqu'en 1974.


Mai 1968 : des ouvriers de Besançon et Sochaux ont fait du cinéma
Henri Traforetti Ancien de la Rhodia, ancien du groupe Medevedkine Christian Tourneret Trésorier - CCPPO Et Extrait "Rhodia 4/8", 1969 Groupe Medvedkine - CCPPO Extrait "À bientôt j'espère" de Chris Marker et Mario Marret 1967/1968 - CCPPO Extrait "Classe de lutte" 1968, groupe Medvedkine de Besançon - CCPPO Coffret DVD Groupe Medvedkine 1968-1974 Les Mutine de Pangée Reportage C.Schulbaum, JS Maurice.

 

Henri Traforetti raconte mai 68

Henri Traforetti était ouvrier à la Rhodiacéta. Il fut l'un des leaders de la grève de mai 68 à Besançon. 50 ans après, il raconte ce mouvement inédit dans le monde du travail. Qu'en reste-t-il ? 

L'interview d'Henri Traforetti
Interview par C.Schulbaum et JS Maurice.

 

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