Une rivière polluée par du fioul après des travaux à Corvol-l'Orgueilleux dans la Nièvre

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Écrit par Rémy Chidaine

La rivière le Sauzay subit une pollution au fioul depuis la mi-janvier à Corvol-l'Orgueilleux (Nièvre). Des travaux sur un ancien site industriel ont causé la rupture accidentelle d'une canalisation reliée à une cuve. Des mesures de sauvegardes ont été mises en œuvre pour limiter l'impact sur l'environnement.

La rivière Sauzay, à Corvol-l'Orgueilleux (Nièvre), est en proie à une pollution au fioul depuis le lundi 10 janvier. Ce jour-là, des travaux de mise en sécurité ont débuté sur l'ancien site industriel de la société SLIC. Mais un accident a permis à du fioul de s'échapper d'une cuve, à proximité du cours d'eau.

Dans un arrêté datant du 13 janvier, la préfecture de la Nièvre précise que "l'action d'une pelle mécanique a provoqué la chute d'un morceau de mur sur une tuyauterie reliée à la cuve de fioul domestique", sectionnant la canalisation et provoquant la fuite.

Lentilles noirâtres et irisations

Près de 500 litres de liquide se sont ainsi répandus, puis infiltrés dans le sol, avant de contaminer la rivière à proximité. Un inspecteur de l'environnement s'est rendu sur place, où il a pu constater le rejet "sous forme de lentilles noirâtres dans les zones les plus concentrées et sous forme d'irisations". Si le déversement depuis la cuve a pu être stoppé, les sols imbibés continuent de rejeter du fioul dans le milieu naturel.

Appelés sur place, les sapeurs-pompiers ont immédiatement mis en place des boudins absorbants et des barrières flottantes afin de protéger la rivière. La préfecture de la Nièvre a également pris des mesures d'urgence de protection et de pompage, et demandé des travaux pour arrêter l'écoulement.

Un site industriel à l'abandon

Les services de l'Etat précisent que cette pollution "n'a aucune incidence sur l'eau potable distribuée pour la consommation humaine, les captages n'étant pas situés dans ce cours d'eau ni à proximité".

Le site industriel est à l'abandon depuis 2014. Il était la propriété de la société SLIC, qui fabriquait des joints d'étanchéité et des durites, entre 1972 et 2014. L'Etat avait mandaté l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour la mise en sécurité des lieux, en raison de la défaillance de l'entreprise.