Paraplégique, un Franc-Comtois s’apprête à parcourir 6500 km à bout de bras

Patrick Gentilhomme est un habitué des défis. Jeudi prochain, il partira pour le Cap Nord, en Norvège, d’où il entamera un périple de 6500 km pour rejoindre la Haute-Saône en handbike, vélo à bras.  

Par Amandine Plougoulm

Des bras et un mental d’acier. C’est ce qu’il faudra à Patrick Gentilhomme, 69 ans, pour parcourir les 6500 kilomètres qui séparent le Cap Nord, en Norvège, de sa Haute-Saône. 

Sept pays en deux mois et demi


En fauteuil roulant depuis une chute en cheval en 2000, le franc-comtois partira, jeudi prochain, en camping-car, direction la Norvège. «  J’avais déjà fait un périple Nord-Sud, Est-Ouest, Ouest-Est… Il me manquait le trajet entre ces deux points cardinaux Sud-Nord ». 


Pour son quatrième défi, Patrick Gentilhomme arpentera 7 pays, sur 6500 km.
Pour son quatrième défi, Patrick Gentilhomme arpentera 7 pays, sur 6500 km.

A bout de bras, Patrick Gentilhomme arpentera sept pays, à hauteur de 6h par jour en moyenne. « On commencera par la Norvège, puis un petit peu de Finlande, beaucoup de Suède,  Danemark, un petit coup d’Allemagne et, enfin, les Pays-Bas ».

Le père de famille de 4 enfants sera épaulé par sa femme, Arlette, ainsi qu’un couple d’amis cyclistes. «  Je me suis préparé au dénivelé, mais je ne serai pas à 100% de mes capacités ; ce n'est pas une compétition », tempère le franc-comtois. 

"Montrer qu'avec un handicap, tout n'est pas perdu" 


Patrick Gentilhomme n’en est pas à son premier défi. Fervent défenseur du « dépassement de soi », il enchaîne les projets, crescendo. Quelque 1250 km à cheval entre la Haute-Saône et Lourdes en 2008. Puis 2850 km entre Nantes et Budapest, en 2013.

Patrick et sa femme Arlette ont déjà parcouru 2500 km à vélo pour relier Nantes à Budapest, en 2013.
Patrick et sa femme Arlette ont déjà parcouru 2500 km à vélo pour relier Nantes à Budapest, en 2013.


« Le but, c’est de montrer que même avec un handicap, tout n’est pas perdu ». Patrick l’affirme, il est « comme ça », c’est «  [sa] nature ». Il ne veut pas attiser la pitié, pas plus qu’il ne recherche la notoriété. «  Je n’ai pas envie de me conforter dans ma situation de personne handicapée. Ce que je souhaite simplement, c’est récolter des fonds ».

Ses précédents défis lui ont permis de payer entre 85 000 et 90 000 euros de matériel handisport.


Pour suivre le périple de Patrick Gentilhomme, c'est par ici : https://www.facebook.com/HandiCapNord2018-1054075934697706/

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