• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ÉCONOMIE
  • DÉCOUVERTE
  • JUSTICE
  • SPORT

Régionales : pour Manuel Valls la question d'une fusion PS-droite se posera au soir du 1er tour

Le Premier ministre Manuel Valls / © AFP PHOTO JEFF PACHOUD
Le Premier ministre Manuel Valls / © AFP PHOTO JEFF PACHOUD

La question d'une éventuelle fusion des listes PS et Les Républicains dans les régions où le FN risque de l'emporter se posera pour la gauche comme pour la droite au soir du 1er tour, a affirmé Manuel Valls jeudi 12 novembre 2015. Écarter cette hypothèse reviendrait à "mentir aux Français", dit-il.

Par avec AFP


"La question se posera aussi bien à la gauche et à la droite", a déclaré le Premier ministre socialiste sur Public Sénat, qui l'interrogeait sur l'éventualité de fusions de listes dans les régions (1 à 3) où le FN semble pouvoir l'emporter lors des élections qui auront lieu les 6 et 13 décembre 2015.

"Il y en a assez d'une forme de cynisme, d'hypocrisie, de faire comme si cette question ne posait pas. Elle se posera au soir du premier tour pour chacun", a insisté Manuel Valls en sortant de la séance des questions au Sénat. "La gauche a toujours pris ses responsabilités, elle ne s'est jamais réfugiée dans un « ni-ni » ("ni le PS, ni le FN", défendu à droite), elle ne renvoie pas à dos la droite et l'extrême droite", a plaidé le Premier ministre. "La droite républicaine elle devra aussi faire des choix", a insisté Manuel Valls.

"C'est tout simplement ce que j'ai voulu dire : n'écartez aucune hypothèse. Et ceux qui écartent aujourd'hui une hypothèse mentent aux Français : il faudra bien trouver, si cette situation se présente, une solution, le soir du premier tour", a affirmé le Premier ministre. Une victoire du FN dans une ou plusieurs régions serait "terrible" pour l'image de la France et "pas bon" politiquement dans les régions, a-t-il également plaidé.

Mardi 10 novembre déjà, lors d'un déjeuner avec des journalistes, le chef du gouvernement avait déjà évoqué une possible fusion des listes droite-gauche au second tour des régionales face à Marine Le Pen en Nord-Pas-de-Calais/Picardie.


Ces propos du Premier ministre ont mis dans l'embarras, voire mécontenté, son camp, à l'image de Christian Paul, député de la 2e circonscription de la Nièvre. 



A lire aussi

Sur le même sujet

Sacquenay et Chazeuil : neuf éoliennes rejoignent un parc bourguignon déjà riche

Les + Lus