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La Rochepot : les gendarmes arrêtent le propriétaire du château et saisissent plus de quatre millions d'euros

L'opération a été menée le 5 octobre 2018. Avec le soutien d'Europol, les gendarmes de Côte-d'Or ont arrêté le propriétaire ukrainien du château de la Rochepot et ses trois complices. Le montant des biens qu'ils ont saisis s'élève à plus de 4,6 millions d'euros.

Par C.R./AFP

Une fraude à grande échelle

Le propriétaire du château de la Rochepot a été arrêté près de Dijon, selon le communiqué publié le 16 octobre par Europol, organisme européen basé à La Haye. Il était recherché en Ukraine et suspecté de multiples fraudes et de blanchiment d'argent.

Le 5 octobre, les gendarmes ont également arrêté ses trois complices et saisi des biens dont le montant s'élève à plus de 4,6 millions d'euros : le château, une Rolls Royce Phantom de collection et trois oeuvres de Salvador Dali.

"Cette opération, conduite sous la direction d’un juge d’instruction de Dijon, a mobilisé deux spécialistes d'Europol, des gendarmes de la compagnie de Beaune, des unités spécialisés de la gendarmerie, la brigade mobile de recherche et les enquêteurs de la section de recherches de Dijon."
 

Un escroc présumé qui se faisait passer pour mort

A l'origine de cette opération, des investigations menées en janvier dernier par les gendarmes français. Elles concernaient des transactions douteuses liées à l'achat du château, pour 3 millions d'euros, par une société luxembourgeoise derrière laquelle se trouve l'Ukrainien soupçonné de fraude à grande échelle dans son pays.

Pour mener leur enquête, les gendarmes ont fait appel à Europol et la coopération entre les services français, luxembourgeois et ukrainiens a permis de découvrir que le suspect avait échappé aux autorités de son pays en fournissant un certificat de décès.
Puis lors d'une réunion commune, les enquêteurs ont établi que cet homme menait en fait grand train en Côte-d'Or.

Le communiqué de la gendarmerie précise : "deux hommes, de nationalité ukrainienne et moldave, ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Deux femmes, également de nationalité ukrainienne et moldave, ont quant à elles été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire strict."

"L'enquête se poursuit sur commission rogatoire", a indiqué le procureur de la République à Dijon, Eric Mathais, ajoutant que les suspects étaient âgés de 26 à 37 ans.


 

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