La plus grande grotte du Mâconnais se trouverait-elle à Blanot ?

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Une nouvelle grotte a été découverte à Blanot (Saône-et-Loire) fin 2021. ©Alexandre Baudrand / Anthony Borlot / France Télévisions

Fin 2021, une cavité était découverte par un passionné de spéléologie à Blanot, non loin des grottes bien connues de ce village de Saône-et-Loire. Des recherches sont toujours en cours pour déterminer si ces deux sites sont reliés, ce qui en ferait la plus grande grotte du Mâconnais.

Azé, Arcy-sur-Cure, Bèze... en Bourgogne, ce ne sont pas les grottes qui manquent. Une nouvelle s'est d'ailleurs ajoutée à cette liste : à Blanot, en Saône-et-Loire, à quelques centaines de mètres des autres cavités, important site touristique du sud du département.

Nommée "Confluence" en raison de ses deux galeries qui partent à gauche et à droite depuis l'entrée, cette grotte a été découverte fin 2021 par un habitant du village, passionné de spéléologie. "Il nous a indiqué qu'il y avait un petit trou ici", détaille Lionel Barriquand, technicien chimiste et spéléologue. "On est venu, on a regardé, et on a vu qu'il y avait une voûte qui se poursuivait derrière le trou."

Dès début 2022, des fouilles commencent. Les chercheurs s'aperçoivent rapidement que la cavité est bel et bien une grotte... et qu'elle pourrait faire partie d'un ancien réseau souterrain.

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"On est au même niveau qu'une autre grotte qui se trouve sur l'autre versant à Blanot", précise Lionel Barriquand. "En poursuivant les recherches, peut-être qu'un jour on pourra découvrir un lien avec le reste de celle la Cailleverdière [le site accessible aux touristes, ndlr]."

Pas de traces de passages humains

Une dizaine de personnes participe aux travaux de désobstruction de la grotte. Mais pour trouver quoi ? "C'est la soif de poursuivre des nouvelles cavités qui nous motive, d'apprendre de nouvelles choses sur la formation des grottes, etc.", sourit Didier Accary, président du spéléo-club Argilon. "Il y a un esprit convivial et d'équipe."

Pour l'heure, aucune trace de présence humaine n'a toutefois été découverte. "On a regardé très précisément la terre qui sortait", indique Claire Gaillard, ancienne chargée de recherches au CNRS. "On a retrouvé quelques petits os, sans aucun intérêt archéologique. On a cherché des silex taillés, en vain. Il n'y a rien d'intéressant de ce côté-là."

Reste que les fouilles ont permis, déjà, de déterminer l'âge de la grotte... environ 1,6 million d'années.