Diminution des emplois aidés : la SPA du Creusot craint pour son avenir

L’antenne de la SPA du Creusot, en Saône-et-Loire
L’antenne de la SPA du Creusot, en Saône-et-Loire

Les contrats aidés sont jugés trop coûteux et pas assez efficaces par la ministre du Travail. Leur nombre va être réduit d’un tiers d'ici 2018. Cette mesure entre en vigueur dès la rentrée. Des associations sont touchées de plein fouet. C'est le cas de la SPA du Creusot en Saône-et-Loire.

Par B.L.

Après les élus locaux, c’est au tour des associations de protester contre la diminution du nombre de contrats aidés. Ce dispositif aidé financièrement par l'Etat permet d'embaucher des personnes éloignées de l'emploi.

L’antenne de la SPA du Creusot, en Saône-et-Loire, emploie six personnes, dont trois bénéficient d’un contrat aidé.
C’est là que Thomas a pu faire son entrée dans le monde du travail. Mais, il y a quelques jours il a appris que son contrat ne serait pas renouvelé.

Pour Michel Brisoux, vice-président de la SPA, la réduction des emplois aidés pourrait carrément mettre un terme à l’existence de l’antenne du Creusot, créée en 1967.



Le président de la République justifie cette mesure en arguant que les emplois aidés seraient "trop souvent" une "perversion de la politique de l'emploi".
"C'est de la subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif", estime Emmanuel Macron en rappelant que "le taux de retour à l'emploi durable des personnes concernées est en effet très faible".

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