Hôpital du Creusot : vers une réouverture du service oncologie

C'est peut-être un espoir pour les malades du cancer qui étaient soignés à l'Hôtel-Dieu au Creusot : la réouverture du service oncologie prévue pour le début d'année 2021.
L'hôpital du Creusot (archives)
L'hôpital du Creusot (archives) © FTV
Le président du groupe "SOS", division Santé, Jean-Marc Borello, a fait des annonces mercredi 19 novembre lors d'une visite à l'Hôtel-Dieu au Creusot. Entre autres, il a évoqué la réouverture prochaine du service oncologie de l'hôpital.

L'hôtel-Dieu rouvrirait son service oncologie

Ce service avait été fermé au mois de Septembre 2020, à la suite d'une hausse des prix des produits de chimiothérapie :
L'Hôtel-Dieu du Creusot bénéficiait d'une convention avec la Clinique Sainte-Marie de Chalon-sur-Saône, qui fournissait les produits de chimiothérapie. Cette convention arrivait à échéance fin Septembre. A l'occasion de son renouvellement, la clinique appliquait de nouveaux tarifs aux produits de traitement. La hausse était telle (doublement du prix des doses) que l'Hôtel-Dieu a fermé le service.
 
Avec cette fermeture de service, il y avait obligation alors pour les patients pris en charge d'aller soit sur l'hôpital de Montceau-les-Mines, soit à Chalon-sur-Sâone à l'hôpital ou dans un établissement privé, à la Clinique Sainte-Marie.

L'annonce d'une réouverture du service oncologie (chimiothérapies) pour le début d'année 2021 a été faite par M. Jean-Marc Borello, lors d'une visite sur site mercredi 18 novembre. Le président du groupe SOS (actionnaire principal). Parmi les autres réouvertures annoncées, celles du service ophtalmologie et de chirurgie vasculaire.

J'attends quelque chose de concret !"

Depuis la fermeture du service en septembre dernier, Ghislaine Courrège a lancé une pétition en ligne, pour demander sa réouverture.
Son mari y était suivi pour un traitement de chimiothérapie depuis août 2019. Il doit maintenant se rendre pour ses soins à l'hôpital de Montceau-les-Mines, par ambulance VSL (véhicule sanitaire léger).
Pour son épouse Ghislaine, c'est une contrainte supplémentaire, qui "l'affaiblit beaucoup".
En réaction à l'annonce de la réouverture, Mme Courrège se veut très prudente : "Si ce n'est pas marqué noir sur blanc, pour le moment je suis dans le flou le plus total. J'attends quelque chose de concret [...] Ne nous emballons pas ! On ne m'a strictement rien dit !"

"Nous sommes dans un désert médical !"

Ghislaine rappelle qu'au Creusot : "nous sommes dans un désert médical, on n'aura plus de médecin traitant à la fin de l'année. Les médecins en place ne veulent plus prendre de nouveaux patients."
Au-delà de la difficulté sur place, Ghislaine nous indique que l'éloignement des soins est une source d'inquiétude : "Avant, on se trouvait à 500 mètres de l'hôpital. Aujourd'hui, mon mari ne tient pas debout et a du mal à respirer, on me dit appelez votre médecin traitant, mais il ne consulte pas le jeudi, je fais quoi ?"
Ghislaine, dans l'attente de l'annonce, encourage "les creusotins à signer la pétitition. Je suis révoltée, inquiète : au-delà des effets d'annonce, ce que je veux aujourd'hui c'est qu'on me dise qu'à telle date, on rouvre le service d'oncologie".
La pétition en ligne lancée par Ghislaine en septembre dernier a atteint plus de 1000 signatures (au 19/11/2020) : "c'est bien, mais c'est peu, pour une ville de 23 000 habitants"

Du côté de la direction de l'Hôtel-Dieu du Creusot, l'information est confirmée, mais pour l'instant "rien n'est signé" et "les négociations sont en cours". De même, aucune indication sur une date précise de réouverture.
Néanmoins, la réaction de l'établissement est la suivante : "nous nous félicitons de cette réouverture prochaine, et nous savons que c'est une grande attente pour les patients creusotins. L'Hôtel-Dieu est un hôpital innovant. Pour l'instant, nous ne pouvons donner plus de détails, tant que les négociations sont en cours."

 
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