Chissey-lès-Mâcon : à 93 ans, Bernard Michit est le plus vieux vendeur de journaux de France

A 93 ans, Bernard Michit vend toujours des journaux à Chissey-lès-Mâcon, une petite commune de Saône-et-Loire. Le plus vieux distributeur de presse de France suscite l’admiration de ses clients.
 

A 93 ans, Bernard Michit est le plus vieux vendeur de journaux de France
A 93 ans, Bernard Michit est le plus vieux vendeur de journaux de France


Au hameau des Lys, qui fait partie de la petite commune de Chissey-lès-Mâcon, Bernard Michit est un témoin du temps qui passe.

Cela fait des années que, chaque dimanche, il assure la distribution du Journal de Saône-et-Loire, le quotidien départemental. Une activité qui était au départ celle de sa femme et qu’il a reprise à la mort de son épouse.

Quand vient le dimanche, Bernard Michit s’installe à sa table et attend que les clients poussent la porte de son domicile pour venir acheter leur journal.
Pour lui, c’est l’occasion de recevoir des visites, de discuter du temps qu’il fait, de ce que font les uns et les autres, etc.

Il y a 20 ans, avant notamment que les abonnements sur internet se généralisent, le vieil homme vendait beaucoup plus de journaux le dimanche.
Yves-Paul Renoir fait partie des clients qui sont restés fidèles au distributeur local. "Je viens chercher mon journal tous les dimanches matin. On se connaît depuis très longtemps et j’ai beaucoup de respect pour lui", dit l’acheteur.

 

Au fil des ans, le vendeur de la presse dominicale a vu le monde se transformer autour de lui et il est un peu devenu la mémoire du village.

"Ma femme était d’ici, mais moi je suis arrivé en 1951. Ça a beaucoup changé. Avant, on était une dizaine d’agriculteurs, maintenant il n’y en a plus qu’un ou deux."
A l’époque, Bernard Michit était à la tête d’une exploitation agricole, "une ferme moyenne avec 50 hectares environ. C’est pas comme maintenant où ils en ont 200 ou 300. On se débrouillait pas mal quand même, on faisait un peu d’élevage, de céréales, un peu de vigne aussi", se souvient l’octogénaire. "Aujourd’hui, il n’y a plus que des artistes ou des résidences secondaires dans le village."

En tous cas, le plus vieux vendeur de journaux de France n’a pas l’intention de tourner la page et il espère bien continuer son activité pendant encore quelques années.
 
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