Incendie au centre de tri de déchets de Chagny : près de 500 000 habitants concernés en Bourgogne

Un incendie s'est déclaré, samedi 18 mars, près de Chagny (Saône-et-Loire) au centre de traitement des déchets ménagers. Désormais hors service, il faut maintenant assurer la continuité du service public.

C'est aux alentours de 13h50 ce samedi 18 mars qu'un feu s'est déclaré à Chagny (Saône-et-Loire), dans les locaux du SMET 71 (syndicat mixte d'études de traitement des déchets ménagers). Dans ce bâtiment de 1700 mètres carrés, c'est un enchevêtrement de tapis de tri de déchets qui a été la proie violente des flammes.

Le centre inutilisable pour au moins un an

Ce centre s'occupait des poubelles de Beaune à Mâcon en passant par Le Creusot, et ce sont plus de 500 000 personnes qui sont donc concernées.

Après l'incendie, l'usine est désormais à l'arrêt et ce pour au moins an. Alors que faire de tous ces déchets ? Chagny va en prendre une partie dans son centre d'enfouissement, et d'autres incinérateurs vont être mis à contribution, ceux de Dijon, Lons-le-Saunier, Besançon ou encore Villefranche-sur-Saône. De très lourdes opérations.

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"Aucun habitant des 350 communes n'aura de problèmes pour évacuer ses déchets. C’est un engagement que je prends", assure Dominique Juillot, le président du centre de tri.

"Le but n'est pas de faire payer les habitants"

C'est la première fois que ce type d'accident arrive ici. Si les travaux vont avoir un certain coût, Dominique Juillot compte sur l'assurance. "Le but n'est pas de faire payer les habitants parce qu’on s’y est engagé au départ. Mais ça nous inquiète évidemment, on espère une bonne prise en charge assurance."

"On va essayer de comprendre ce qu'il s’est passé."

Dominique Juillot

président du centre de tri

"Lorsqu'on aura accès aux caméras, on aura les raisons de la vitesse de propagation du feu. Il faut qu'on se pose la question si ce process est encore le bon et s'il n'y a pas des améliorations à apporter", concède Dominique Juillot.

Quant à la quarantaine de salariés, un long travail de nettoyage va débuter, mais le chômage technique n'est pas à exclure pour certains. "Les salariés ne seront pas impactés, au contraire il y aura un peu plus de travail si on enfouit les déchets. Il va falloir déblayer ce qu'il y a dans les tubes malaxeurs et les digesteurs. Il y aura certainement un peu de chômage technique, mais on va faire en sorte d'en réorienter vers d’autres sites." 

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