Sécheresse dans le Doubs : il faut trouver d’autres points de captage en eau

De nombreuses communes sont en tension, au niveau de leur ressource en eau. / © Florence Petit
De nombreuses communes sont en tension, au niveau de leur ressource en eau. / © Florence Petit

Ce mercredi, une réunion de crise avait lieu en préfecture à Besançon au sujet de la sécheresse. La préfecture a exprimé la nécessité de diversifier les nouvelles ressources en eau. Le travail de recensement est lancé.
 

Par Sarah Rebouh

Alors que la sécheresse ne faiblit pas en Franche-Comté, 34 communes du Doubs n’ont plus du tout d’eau dans leurs ressources principales. Quatre sont d'ailleurs alimentées par des ressources exceptionnelles. Au total, 79 autres collectivités sont sous tension. Cet état des lieux a été présenté ce mercredi 24 octobre, en préfecture du Doubs, à Besançon. Une réunion entre les différents acteurs de l'eau dans le département a eu lieu. Le but : diversifier les ressources en eau et trouver d’autres points de captage.

"L'ensemble des gestionnaires de l'eau et les élus sont dans un esprit de solidarité et de mutualisation des moyens. La situation est critique sur une centaine de communes du Doubs. La priorité pour moi est claire : c'est la consommation humain d'eau. Il y aura des conséquences, notamment sur l'activité piscicole. La deuxième priorité ce sont les filières sensibles notamment l'agroalimentaire, avec l'élevage et les fruitières" a expliqué Joël Mathurin, préfet du Doubs.

Découvrez le reportage de Lucie Thierry, Florence Petit, Rémy Bolard et Yann Capy : 
Sécheresse dans le Doubs : il faut trouver d’autres points de captage en eau


Métabief ? Mont d'Or ?


L'enjeu est désormais pour les Communauté de commune de recenser les différentes ressources en eau disponibles. Par exemple, Métabief dispose d’une ressource appelée « Les géraniums » qui n’est pas protégeable, donc potentiellement impropre à la consommation humaine, mais qui pourrait servir à alimenter le bétail et réduire ainsi la demande en eau potable. "Si la situation venait à se dégrader, on pourrait mobiliser des ressources exceptionnelles. Si ces ressources venaient à être mobilisées, il est évident que l'Agence Régionale de Santé s'assurerait de sa potabilité" nous ont expliqué les services de l'ARS.
 

Les ressources du tunnel du Mont d'Or sont pour l'instant en attente de prélèvement. En effet, les autorisations de captage sont difficiles à obtenir.

Les élus des communes concernées sont invités à faire remonter les informations sur les ressources disponibles via une adresse mail unique. Un nouveau point en comité sécheresse élargi doit avoir lieu dans 15 jours.
 

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