Téléphone au volant : une rétention de votre permis de conduire en cas d'infraction

© PHOTOPQR/LA MONTAGNE
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Le gouvernement a annoncé une série de mesures concernant la sécurité routière en France. À partir de 2019, un automobiliste qui commet une infraction alors qu'il téléphone, risque une rétention de son permis de conduire. Explications. 

Par Sarah Rebouh

Edouard Philippe, premier ministre, a annoncé à l’occasion d’un comité interministériel de la sécurité routière (CISR) ce mardi 9 janvier 30 mesures censées faire baisser les chiffres de la mortalité routière en France.

Jusqu'à présent, l'automobiliste pris le téléphone dans la main risquait une amende de 135 euros et un retrait de 3 points sur son permis de conduire. Dès 2019, tolérance zéro pour ceux qui envoient des SMS, téléphonent ou pianotent sur leur portable alors qu'ils conduisent. Le contrevenant risquera de voir son véhicule "retenu" si une infraction est constatée par les forces de l'ordre, alors que ce dernier est au téléphone. Exemple : vous êtes surpris en train de rouler au delà des limitations de vitesse et il s'avère que vous êtes en plus en train d'écrire un texto.

Précisions : il ne s'agirait pas d'une suspension mais d'une rétention de votre permis de conduire par les forces de l'ordre. Ce qui consiste en fait à vous retirer le droit de conduire en confisquant directement votre permis. À l'issue de cette mesure, vous pouvez, selon les cas, récupérer votre permis ou être sanctionné par une suspension du permis.

"Seuls 51% des conducteurs estiment que le téléphone constitue un véritable danger, il est pourtant responsable d’1 accident corporel sur 10" peut-on lire sur le site internet securite-routiere.gouv.fr.

Vitesse limitée à 80 km/h sur les axes routiers secondaires

Autre mesure phare : la baisse de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens. Cette décision fait de nombreux mécontents, même chez les élus de La République en Marche. C’est en juillet 2015 qu’une expérimentation de la baisse à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires bidirectionnelles sans séparateur central a été lancée. 
"La mortalité routière est repartie à la hausse ces trois dernières années, passant de 3 268 morts en 2013 à 3 477 en 2016" détaillent nos confrères des Décodeurs du Monde.fr.

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