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General Electric : En pleine restructuration, Corinne De Bilbao quitte la présidence du groupe américain en France

Corinne de Bilbao ex patronne de GE France / © Christophe Morin - maxPPP
Corinne de Bilbao ex patronne de GE France / © Christophe Morin - maxPPP

A Belfort, les syndicats ont appris la nouvelle ce jeudi 11 avril dans l'après-midi. La patronne de GE quitte ses fonctions et sera remplacée par Hugh Bailey, qui a fait partie de l'équipe d'Emmanuel Macron au ministère de l'économie. 

Par Sophie Courageot

Le communiqué envoyé à tous les salariés de GE France précise qu'après 28 ans chez GE, Corinne de Bilbao a décidé de quitter le groupe.  Elle était à la présidence du groupe américain en France depuis mars 2016.

Hugh Bailey, actuellement Directeur des Affaires Publiques prend les fonctions de Directeur Général de GE France, sous la responsabilité de Mo Cowan, Président de GE Global Government Affairs & Policy, et de Jérôme Pécresse, Président & CEO de GE Renewable Energy. 

Hugh Bailey n'est pas un inconnu. L'homme a été de 2013 à 2016 conseiller au sein de l'équipe d'Emmanuel Macron alors ministre de l'économie et des finances. Il prend la présidence d'un groupe en pleine restructuration.


"Vu le contexte, on peut imaginer que le départ de Corinne De Bilbao est un départ volontaire en raison du plan de départs prévu en France" estime Alexis Sesmat délégué Sud. Quant à la nomination d'Hugh Bailey proche d'Emmanuel Macron, le syndicaliste jugera sur ses actes. "C'est effectivement un proche d'Emmanuel Macron. On se rend compte que dans l'histoire désastreuse de GE, Emmanuel Macron est présent" ajoute le syndicaliste.  Hugh Bailey sera-t-il un contre pouvoir au sein de GE pour faire entendre la voix de la France ? s'interroge le délégué Sud. 
 

GE en pleine restructuration en France


Le groupe américain GE est en difficulté. Au mois de mars, GE France a signé avec les syndicats un accord qui prévoit 180 départs volontaires à Belfort dans la division Asltom Power Systems. Cette division emploie encore 1.100 salariés à Belfort.  L'accord national prévoit au total le départ volontaire de 264 personnes en France avant le 30 juin 2020.

En 2015, lorsque l'américain GE avait racheté la branche énergie d'Alstom, le groupe s'était engagé à créer 1.000 emplois en France d'ici fin 2018. Une promesse non tenue par le groupe. GE a payé une forte amende et supprime aujourd'hui des postes. 

Le 3 avril, les élus du Territoire de Belfort inquiets de la situation économique de General Electric et des conséquences à terme pour l'emploi dans le Territoire de Belfort ont écrit au Président de la République Emmanuel Macron. Un conseil communautaire extraordinaire est prévu à Belfort mardi 16 avril en présence des élus et de l'intersyndicale GE. 


Selon France Bleu Belfort Montbéliard, les syndicats de General Electric Belfort craignent un plan de restructuration eu Europe. Le groupe européen du groupe GE qui s'est tenu ce jeudi à Bruxelles pour la partie énergie aurait confirmé un plan de restructuration sans plus de précisions sur les sites touchés et sur le nombre de postes qui pourraient être concernés. Les syndicats attendent d'en savoir plus le 30 avril prochain. 






 

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