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Transjurassienne : Pascal, un sénateur avant la course (1/5)

Pascal Bezin avait déjà participé 19 fois à la Transjurassienne quand il a accepté que France 3 le suive lors de l'édition 2012. De Lamoura à Mouthe, 6 heures d’effort pour venir à bout de la plus grande épopée nordique organisée sur le sol Français. Il raconte !
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Pascal se prépare à affronter le froid
Pascal se prépare à affronter le froid

Avant la course 2012 : Où il est, déjà, question de températures polaires

Tout avait commencé par un coup de fil d’Elsa (NDLR : Elsa Bezin est journaliste à France 3) : « Pascal, tu m'as bien dit que tu faisais la Transjurassienne cette année. Est-ce que tu serais partant pour être filmé par une équipe de FRANCE 3 ? »

Banco. C'est parti. Mais voilà le stress qui commence. Est-ce que je vais pouvoir finir ? Ne pas abandonner… Et qu'est-ce que ça signifie : « Être le fil rouge de l’émission » ? « Les journalistes t’intervieweront au départ et à l’arrivée » m’avait dit Elsa... « Enfin, tu verras. Ils t’expliqueront tout ». De toute façon, on verra bien.
Il reste 15 jours avant la course. La température ne décroche pas des moins 15, moins 20 degrés ! Les conditions seront sûrement difficiles. Je m'oblige à un test, la semaine précédente, au Marathon de Prénovel. Température ce matin là : moins 28 degrés. Le départ est repoussé d'une demie heure tant les conditions sont extrêmes. Les gants 3 doigts achetés la veille font merveille. Je teste sans problème un habillement type « arctique ». Ça va le faire ! Quelques jours avant, j’avais reçu un coup de fil de Matthias, un des deux journalistes qui conduirait cette aventure. Un garçon très sympathique (NDLR : comme presque tous les journalistes de France 3 !). Il m'expose le projet. C’est beaucoup plus lourd que ce que je pensais. Mais tant mieux, l'idée m'excite beaucoup. Matthias m’explique qu’avec Jean-Luc (NDLR : Jean-Luc Gantner, il est l'auteur du blog cyclisme de France 3) ils coucheront à la maison pour tourner des images dès le petit déjeuner. Rendez-vous est pris pour le samedi dans la matinée où nous avons prévu une séance fartage. Je reste malgré tout inquiet : comment ça va se passer avec la température annoncée (-20°) ?!...

Samedi : premier jour de tournage

Samedi matin à 10 heures, l’équipe de tournage arrive à la maison pour les premières prises de vues. Nous nous rendons au garage pour filmer la séance de fartage avant de rejoindre Morez où nous attendent nos dossards. J’ai profité d’un moment de répit dans l’après-midi pour préparer les skis de Jean-Luc avec un seul passage de LF BLEU -10/-30. J'espère  que ça tiendra ! Les reporters filment tous mes faits et gestes jusque dans la soirée en famille lors de la traditionnelle pasta party. Une bonne façon de découvrir un peu mieux qui sont ces deux journalistes. D’abord Matthias chargé de me poser des questions, et Jean-Luc qui doit prendre le départ avec moi le lendemain équipé d’une caméra miniaturisée. Autant Matthias a de la réserve, quoique fin et très cultivé (NDLR : le texte est bien de Pascal Bezin), autant Jean-Luc est volubile avec un entrain et une passion incommensurables. Il parle, il parle et je découvre un personnage hors norme. Reporter, photographe, alpiniste, réalisateur de films… Il est de plus champion de France des journalistes cyclistes. Autant dire qu'il ne devrait pas avoir de problème pour boucler la Transju. Il nous raconte son accident, une chute d’escalade qui lui a laissé des séquelles à une jambe. En tout cas, ce personnage me plaît avec son petit rire qui ponctue chaque fin de phrase. On devrait bien s'entendre.
Matthias Julliand, journaliste France 3, lors de la Transjurassienne 2012
Matthias Julliand, journaliste France 3, lors de la Transjurassienne 2012
Alors que nous continuons de nous échanger nos expériences sportives autour du repas, une autre journaliste de France 3, Aude (NDLR : Aude Sillans est journaliste à France 3. Elle couvrait en 2012 sa première Transju, elle vient de Saint-Pierre-et-Miquelon), nous prévient par téléphone d’un rendez-vous pour le lendemain sur la course. La journaliste souhaite que, Marie-Aude (ma femme) et Andréa (ma fille) se trouvent à Bois d’Amont pour attendre notre passage et nous encourager devant une caméra de direct reliée par satellite. Il faut nous débrouiller pour passer les premiers lacets du Risoux vers 11 heures.

la suite de l'aventure : Transjurassienne : Pascal dans la course, de Lamoura à Prémanon (2/5)

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