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Travail d'intérêt général : le député Didier Paris a rendu un rapport au gouvernement

Le président de la République a annoncé une réforme du système des peines. L’objectif est de réserver la prison aux cas les plus graves. C’est dans ce cadre que Didier Paris, député de Côte-d’Or, a présenté des propositions sur les TIG (Travaux d'intérêt général).

Par B.L.

Pourquoi faut-il réformer le système pénitentiaire ?

Emmanuel Macron a annoncé mardi 6 mars 2018 une réforme profonde du système des peines.
Le but est de  réduire la surpopulation carcérale et d’élargir les peines en milieu ouvert. Cette décision intervient quelques semaines après un mouvement de colère des surveillants pénitentiaires, qui ont multiplié les actions pour dénoncer leurs conditions de travail. 

La France compte près de 70 000 détenus, soit presque 100 détenus pour 100 000 habitants contre 80 en Allemagne. "Nous devons changer ce système qui ne protège plus suffisamment le citoyen, mine le personnel pénitentiaire et empêche ceux qui voudraient se réinsérer de sortir de la délinquance", estime le président de la République.

Emmanuel Macron a présenté un "plan global sur le sens et l'efficacité des peines" lors d’un déplacement à l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire (Enap) d'Agen.

Le chef de l’Etat était accompagné notamment de Didier Paris, député LREM de la 5e circonscription de Côte-d’Or. L’élu bourguignon est le co-auteur d'un rapport sur le travail d'intérêt général. Il l’a co-écrit avec David Layani (président de onepoint, une start-up spécialiste de la transformation numérique).





Quelles sont les propositions pour "dynamiser" le TIG ?

"Nous préconisons la création d’une Agence nationale du travail d'intérêt général pour coordonner la fluidité du système. Cette agence s’appuiera notamment sur le réseau des Services pénitentiaires d'insertion et de probation (Spip) avec 103 délégués sur le territoire. Cette agence utilisera la force d’une plateforme numérique", a expliqué Didier Paris à France 3.

"Par ailleurs, nous avons fait 40 propositions d’évolution juridique et technique pour améliorer les travaux d'intérêt général ", ajoute le député de Côte-d’Or. Le rapport propose notamment de s’ouvrir au secteur privé "marchand"  et d’élargir le champ des entreprises privées "chargées d’une mission de service public".



"Aujourd’hui, les TIG représentent seulement 38 000 mesures, soit 6% du total des condamnations prononcées en France, c’est très faible.
Or, le TIG est une sanction qui est une réparation pour la société. Il est très efficace en matière de prévention de la récidive. C’est aussi une manière de permettre l’insertion des condamnés. L’idéal serait qu’on puisse doubler le nombre de TIG en France en l’espace de deux ou trois ans", espère l’élu bourguignon.

"Il n’est pas nécessaire d’incarcérer des gens pour de très courtes peines. Ce n’est pas le meilleur stage qu’on leur donne. Mais, ces gens ne doivent pas être laissés dans la nature. Ils doivent être pris en charge et les TIG doivent être une réponse efficace et rapide", insiste Didier Paris.

 

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