PSA-La Janais: les réactions à Rennes

© France 3 Bretagne
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Après le comité central d'entreprise qui a eu lieu ce matin au siège parisien du groupe, les réactions de syndicalistes et de salariés à Rennes. 

Par Géraldine Lassalle

Quatre cars de salariés de La Janais sont allés manifester à Paris ce matin devant le siège parisien de PSA à l'occasion du comité central d'entreprise du groupe. Ils rentreront dans la journée. Pour les autres à Rennes, il a fallu assurer la journée de travail comme d'habitude mais tout le monde est très inquiet. 

Christophe Neveu, opérateur sur ligne de montage depuis 8 ans (Vidéo)

Christophe Neveu est opérateur sur ligne de montage depuis 8 ans à La Janais / © France 3 Bretagne
Christophe Neveu est opérateur sur ligne de montage depuis 8 ans à La Janais / © France 3 Bretagne


Ca fait déjà plusieurs années qu’on vit ça, les plans de départ. Ca faisait pas autant de bruit que maintenant. On voit la fermeture dans quelques années. Ca fait des années qu’ils nous promettent un petit véhicule. On attend toujours. Tout le monde est assez pessimiste pour l’instant. Moi si ça ferme ici, j’irai pas à Paris. J’aime ma région, je resterai ici. Je suis inquiet pour l’emploi aux alentours aussi. Ca fera beaucoup de pertes pour la région. Tout le monde le sait. Nous on a appris à vivre avec. On va se battre. On s’est battu pendant des années pour être au top, on se fait jeter comme des malpropres. On se battra jusqu’au bout. 

Philippe Lebas, cariste dans le secteur logistique (Vidéo)
 

Philippe Lebas, cariste dans le ssecteur logisitque / © France 3 Bretagne
Philippe Lebas, cariste dans le ssecteur logisitque / © France 3 Bretagne

Notre grand directeur nous a expliqué ses plans mais on sait pas trop. On est encore dans le flou. On va en savoir plus à la rentrée. Ce qui est sûr, c’est qu'on est nombreux à vouloir suivre l’intersyndicale demain. Je crois qu’on doit tous rester soudés et essayer de maintenir le maximum d’emplois. Ils veulent en supprimer 1400 mais c’est pas parce qu’on va en virer 1400 qu’on vendra plus de voitures par la suite. Qu’est-ce qu’ils vont nous demander après ?
Il va bien falloir qu’on se batte. J’ai une maison que j’ai fait construire il y a 1 an, trois enfants. On est beaucoup de jeunes à avoir été embauchés il y a moins de 10 ans. On va pas partir comme ça. Je pense qu’il faut qu’on se batte. 

Michel Bourdon, délégue CGT PSA/La Janais (Vidéo)
 

Réaction après le CCE du 25 juillet 2012. / © France 3 Bretagne
Réaction après le CCE du 25 juillet 2012. / © France 3 Bretagne

Apparemment, la direction devrait remettre à septembre le plan social. Cela nous laisse un peu de marge pour préparer la riposte sur Rennes et sur Aulnay également.
Les gens à Rennes sont très inquiets. J’ai rencontré la direction ce matin formellement pour leur en faire part. Ils m’ont dit que fin 2012, il y aurait un véhicule à Rennes. Pourquoi attendre ? Aujourd’hui, les salariés sont dans l’incertitude. Ils vont partir bientôt en vacances.
Qu’on soit ouvrier spécialisé ou technicien, tout le monde est touché. On a tous intérêt à retrousser nos manches, à se battre pour conserver notre poste sur Rennes.  La direction vend souvent le savoir-faire de l’usine de Rennes. Si c’est vrai, il faut que PSA nous annonce un nouveau modèle après la C5. On est pas résigné, on est combatif. Demain, il y aura une forte mobilisation sur Rennes qui peut peser sur les choix futurs de PSA. Beaucoup de gens veulent venir mais certains ont peur. Quand on a une maison sur le dos, un appartement, on hésite toujours mais vu la situation actuelle, il y a beaucoup de gens qui ne se posent plus la question. 

Sylvain Selon, secrétaire CGT Cooper-La Barre-Thomas (sous-traitant de PSA) (vidéo)

 

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On est inquiet et on soutient les salariés de PSA. On sera sur le site demain midi pour les soutenir. Des représentants syndicaux étaient venus nous soutenir quand cela allait mal à la Barre-Thomas. Nous sommes aussi inquiets. Quand PSA allait bien, on subissait déjà des suppressions d’emplois. Aujourd’hui PSA va mal, il y a de l’inquiétude dans l’entreprise.
S’il y a du chômage partiel sur les sites de PSA, il y aura une répercussion chez Cooper, c’est évident, en espérant qu’il n’y ait pas de casse sur l’emploi. Les salariés sont inquiets. On ne va peut-être pas parler de fatalisme mais presque. On a quand même subi trois plans de licenciements avec 1 000 suppressions d’emplois. Il est certain que les gens se posent des questions. La Direction ne dit rien mais cela ne veut pas dire qu’il ne se passera rien. 


Philippe Bonnin, Maire de Chartres-de-Bretagne, Vice-président du Conseil général d'Ille-et-Vilaine en charge de l'économie et de l'emploi

 

PSA: réaction de Philippe Bonnin, maire de Chartres-de-Bretagne et vice-président du Conseil général 35
Réaction après le CCE du 25 juillet 2012.

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