Doux: le jugement sera rendu lundi à 15h

C'est ce mercredi l'audience du tribunal de commerce de Quimper pour le pôle frais de Doux. Charles Doux a été accueilli par des manifestants qui lui ont lancé des oeufs.

Charles Doux a été accueilli sous les huées d'une cinquantaine de manifestants en début d'après-midi devant le tribunal administratif. Il a reçu des jets d'oeufs, se faisant trater de "salaud" et de "lâche" par certains de manifestants les plus remontés. Voir la vidéo

"Je suis écoeuré!", lance Jacques Cartier, 43 ans, dont 22 à l'usine Doux de Graincourt (Pas-de-Calais), présent mercredi devant le tribunal de commerce de Quimper qui doit décider du sort du pôle frais du groupe Doux, et certainement de la fermeture du site de Graincourt, sans repreneur. Une vingtaine de salariés sont venus du Nord pour témoigner leur colère, surtout envers Charles Doux. "J'ai honte d'avoir travaillé toutes ces années pour un voleur" confie Mr Delaby, "Il a eu des subventions de l'Etat et avec ça, il n'a pas réussi à faire marcher la boutique".

Le sort des autres salariés est variable, voire incertain, selon leur site de production. Au mieux, 720 des 1700 emplois seront sauvés selon les syndicats. Trois sites en bretagne sont concernés: Pleucadeuc, Chateaulin et Sérent.

"C'est du marchandage", a résumé Alain Davaud, élu de Sérent lors d'une interruption de séance de l'audience. "On parle beaucoup de chiffres et peu du personnel", a-t-il regretté.

Pour le site de Sérent, dans le Morbihan, deux offres sont proposées. LDC pour de l'abattage, le groupe DUC pour l'ensemble des secteurs d'activités. Cela ne donne pas le même résultat en terme d'effectif. Alors "on attends" confie Myriam Robert, déléguée CFDT et ouvrière de fabrication depuis 33 ans. "On n attends, mais les gens n'en peuvent plus. Y'en a qui viennent au boulot et qui pleurent. ca commence à être pesant". Les syndicats craignent également pour le site de Pleucadeuc.




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