PSA : Un CCE à Paris ce matin

© France 3 Bretagne
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Les représentants syndicaux comptent bien pouvoir exprimer leur opposition à des mesures de mobilité interne pour les salariés de Rennes La Janais et Aulnay-sous-Bois lors de ce Comité Central d'entreprise Extraordinaire.

Par Krystell Veillard

Les représentants syndicaux de PSA sont arrivés ce jeudi matin au siège du constructeur automobile à Paris, où s'est ouvert à 08h un comité central d'entreprise extraordinaire. Ils sont bien décidés à s'opposer à un "passage en force" d'une question ayant trait aux mobilités internes. "La direction essaie de passer en force, en mettant à l'ordre du jour du CCE la question des mobilités internes" pour Rennes (1.400 emplois supprimés) et Aulnay-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis, 3.000 emplois), a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT.
"Ils veulent passer en force et proposer des mobilités pour les gars d'Aulnay et Rennes, sans condition ni garantie. Ils les prennent au piège et essaient de
vider l'usine d'Aulnay avant même le debut des PSE
", plans de sauvegarde de l'emploi, suspendus pour l'instant, a-t-il poursuivi, en critiquant "le double discours" de Phillipe Varin, président du directoire de PSA, qui "pour le gouvernement et le public parle de discours exemplaire, et dans les faits essaie de passer en force", a-t-il estimé. Selon le délégué CGT, une pétition pour que les élus du CCE ne votent pas en faveur du début des mobilités a recueilli un millier de signatures.

Les syndicats de PSA Peugeot Citroën entendent aussi demander lors de ce CCE un engagement pour l'ouverture de négociations. "Nous sommes venus chercher aujourd'hui un engagement de la direction, et du gouvernement cet après-midi à la réunion tripartite prévue à Bercy ce jeudi", a souligné Tanja Sussest du SIA (syndicat maison, majoritaire sur le site d'Aulnay).
Des manifestants d'Aulnay étaient attendus devant le siège dont la façade, grilles de fer baissées, étaient ornées de deux banderoles "Non à la fermeture d'Aulnay" et "Répartition de la production entre toutes les usines".

Les syndicats avaient qualifié de "bon signe" la décision annoncée hier, mercredi, d'assembler à Rennes la remplaçante de la Citroën C5. "Cela signifie que la plate-forme pourra peut-être aussi être utilisée par GM. Même si cette remplaçante ne devrait arriver qu'en 2016 et n'enlève rien  aux 1.400 suppressions de postes programmées" sur ce site.

Peu après le début du CCE et à la demande quasi unanime des syndicats, la direction a accepté l'ouverture de négociations sur le volet social du plan, qui prévoit 8.000 suppressions de postes, selon les syndicats. Ces derniers insistent sur l'accompagnement de chaque salarié et la nécessité d'un plan pour les seniors.


Avec l'AFP

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